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  • : Azzédine TAIBI
  • Azzédine TAIBI
  • : Bienvenue sur mon blog. Il vous rendra compte de mon action et de mon engagement en tant qu'élu à la Mairie de Stains et au Conseil général de la Seine-Saint-Denis. Il vous informera de mes prises de position et des combats politiques que je mène au quotidien avec et pour les citoyens. Ce blog est aussi l'occasion de recueillir vos remarques et vos propositions pour construire une alternative politique. Alors sans plus tarder, bonne visite et à très bientôt !
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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 09:41

Dezonage-pass-navigo

 

Communiqué des élu-e-s Front de Gauche PCF-GU-AC

au Conseil régional d’Ile de France

 

L’Assemblée nationale a adopté aujourd’hui un amendement au projet de loi de finances 2013 proposant une hausse du Versement transport (VT), la contribution des entreprises aux transports publics franciliens.

 

Cet amendement prévoit une hausse de 0,1 point partout en Île-de-France et devrait représenter un gain d’environ 175 millions d’euros par an pour le Syndicat des transports d’Île-de-France (STIF).

 

Nous nous réjouissons de cette avancée pour le financement des transports en commun francilien, qui contribuera à la rénovation urgente des réseaux et à la réalisation d’une offre nouvelle indispensable. L'augmentation du versement transport est une exigence que notre groupe porte depuis de nombreuses années, et que nous avons réussi à faire partager par delà les clivages politiques.

 

Nous regrettons cependant que la majorité de l’Assemblée nationale n’ait pas repris la revendication unanime de la majorité régionale et du STIF d’une harmonisation par le haut du versement transport.

 

L’amendement adopté aujourd’hui ne permettra pas le financement de la zone unique du pass Navigo attendue avec impatience par les Francilien-ne-s et dont la mise en œuvre était prévue au 1er janvier 2013.

Les parlementaires Front de gauche, au Sénat et à l’Assemblée, avaient eux proposé un taux unique du versement transport (VT), qui rapporterait 700 à 800 millions d’euros au STIF. 

 

C’est pourtant une proposition juste, alors que la part des entreprises dans le financement des transports en commun en Île-de-France n’a cessé de baisser, tandis que celle des usager-e-s et des collectivités ne cesse d’augmenter !

 

Nous continuerons à nous mobiliser, aux côtés des administrateur-rice-s du STIF et des parlementaires Front de gauche, pour qu’enfin la majorité gouvernementale PS-EELV suive les demandes unanimes de la majorité régionale et permette la mise en œuvre de la zone unique dès l’an prochain !

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 15:58

2012-11-15gaza-explosion.jpg

 

Le PCF exprime son émotion et sa totale condamnation devant l'agression israélienne à Gaza. Il appelle partout en France à des rassemblements et des initiatives de protestation contre cette nouvelle guerre contre le peuple palestinien. A Paris, un rassemblement unitaire de solidarité àa eu lieu à l'initiative du « Collectif national pour une paix juste entre palestiniens et israéliens », samedi 17 novembre dernier.

Il appartient aux autorités françaises d'intervenir d'urgence auprès du gouvernement israélien afin d'obtenir l'arrêt immédiat de cette offensive militaire meurtrière, et que cessent les assassinats ciblés de responsables palestiniens.

En annonçant le doublement du budget national pour la colonisation, en programmant 1200 nouveaux logements essentiellement dans les colonies de Jérusalem-Est, en allant jusqu'à menacer l'Autorité palestinienne de liquidation, le gouvernement israélien a pris une lourde responsabilité. Une fois encore, dans une impunité garantie, il attise les tensions et la violence en s'engageant dans une escalade de la provocation et dans une brutale logique de force. Les populations civiles doivent cesser de payer le prix d'une telle politique.

Il est consternant que l'Union européenne, les pays européens et en particulier la France puissent encore tolérer, de la part des autorités de Tel Aviv, un tel mépris du droit et une telle volonté de poursuivre la spoliation du peuple palestinien, l'occupation militaire de la Palestine et le blocus de Gaza.

Le PCF appelle à des sanctions françaises et européennes contre Israël jusqu'à ce que cet État accepte de respecter les résolutions de l'ONU. La France devra soutenir la résolution palestinienne présentée le 29 novembre prochain au vote de l'Assemblée générale des Nations-Unies pour que la Palestine voit son statut rehaussé pour accéder à celui d'État observateur.

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 15:21

201112.pngMardi 20 novembre à 20 heures 

   à l'Auditorium Xénakis

Rue Roger Salengro

STAINS

« Figure intellectuelle incontournable du Siècle des Lumières, Jean-Jacques Rousseau interpelle tout autant par le caractère pluridisciplinaire de son oeuvre que par la modernité de sa pensée ».

L'Orchestre Symphonique Divertimento lui rendra un vibrant hommage dans le cadre du tricentenaire de sa naissance en 2012 à travers l'interprétation d'oeuvres majeures de ce philosophe porteur de valeurs universelles qui résonnent dans notre société.


DISTRIBUTION:
Orchestre Symphonique Divertimento
Zahia Ziouani, direction
Benjamin Estienne, violon
Philippe Agaël, Comédien


PROGRAMME:
Jean-Jacques Rousseau, Le Devin du village, Chevalier de Saint-Geworges, Concerto pour violon et orchestre en ré Majeur op.3 n°1
Ludwig van Beethoven, Symphonien°3 « Eroïca »

 

Info réservation | billetterie : 01 49 71 83 70 Tarifs 6€ et 3€
Gratuit pour les élèves de l'Ecole Municipale de Musique et de Danse

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 09:21

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 10:02

StainsColJoliotCurieDaFe

 

Hier soir a eu lieu le conseil d'administration du collège Joliot-Curie et, à cette occasion, j'ai tenu à remercier l'ensemble de la communauté éducative, pour l'action que nous avons mené afin d'obtenir du Conseil général, la rénovation complète des installations de chauffage du collège.

 

A ce propos, une visite de chantier a eu lieu jeudi 8 novembre dernier avec la présence du Président du Conseil général, du Vice-président en charge de l'éducation et du Maire de Stains.


Je me félicite de cette avancée car dès 2006, je suis intervenu à plusieurs reprises auprès des services du Conseil général pour l'alerter sur les dysfonctionnements importants du système de chauffage dont les factures d'énergies devenaient exhorbitantes et plombaient le budget du collège.


Le Conseil général a donc décidé de changer des pompes à chaleur et d’installer une gestion technique centralisée. Ces travaux d’un coût total de 600 000 euros permettront de réduire significativement les factures énergétiques de l’établissement, d’améliorer la pérennité des installations et le confort thermiques des élèves et des personnels.


Ses travaux importants spécifiquement engagés en faveur du développement durable et des économies d'énergie, permettront surtout d'améliorer les conditions d’études des 553 élèves du collège construit en 2004 et labélisé en HQE (haute qualité environnementale).


Cette action a été utile et a montré que la mobilisation de tous a porté ses fruits, pour la réussite de nos enfants !


Azzédine TAIBI

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 15:59

Madame la présidente, madame la ministre déléguée, messieurs les ministres, madame la rapporteure spéciale, monsieur le rapporteur pour avis, chers collègues, pour la première fois depuis des années, la mission « Enseignement scolaire » bénéficie d’un budget dont l’évolution est positive. C’est un réel soulagement pour la communauté éducative et aussi pour tous les citoyens et toutes les citoyennes attachés à une éducation nationale de la réussite et donc à la possibilité pour chacune et chacun de se construire, de construire un projet de vie, et de participer à la réalisation d’une société porteuse d’avancées de civilisation.

C’est un soulagement tant le système éducatif, asphyxié par des suppressions massives d’emplois, sort affaibli de cinq années de politique éducative délétère, guidée uniquement par des choix budgétaires contestables. Ce soulagement n’empêche pas une certaine insatisfaction et l’expression de nouvelles exigences.

Ce changement de cap se fait hélas au prix d’une forte contraction des moyens dans d’autres ministères à caractère éducatif comme celui de la jeunesse, des sports, de l’éducation populaire et de la vie associative, affaiblissant de fait les missions dont ils ont la charge, ce qui ne correspond pas à l’idée d’un grand pôle éducatif tel que je le conçois. Et cela en raison d’une politique de réduction des déficits publics à 3 % du PIB, découlant d’un traité qu’une fois encore nous dénonçons.

Bien sûr, ce budget n’est pas à lui seul capable de remédier aux multiples difficultés que rencontrent les établissements. La priorité quantitative, justifiée – car la question des postes est essentielle pour ce budget –, devra très rapidement se doubler d’une ambition clairement qualitative, à moins de manquer le but consistant à relancer l’école. Vous comprendrez donc, monsieur le ministre, que nous attendons beaucoup de la future loi d’orientation.

Au regard du très lourd passif laissé par la majorité précédente, nous saluons votre volonté d’élever l’éducation et l’enseignement scolaire au rang de priorité. Avec l’annonce du recrutement par concours externe de plus de 40 000 professeurs dès 2013, les départs à la retraite seront remplacés et les créations de postes d’enseignants se concrétiseront dès la rentrée prochaine. Elles sont indispensables sur le terrain : il était plus qu’urgent de donner une respiration à l’école.

Dans le département de Seine-Saint-Denis, malgré les nouveaux postes, vous le savez, les professeurs remplaçants sont en charge de classes. Nous sommes sur le fil.

Les recrutements se feront par la voie de deux concours externes : le premier destiné aux étudiants de master 2, le second, transitoire, destiné à des étudiants de master 1. Reste que ses modalités impliquent un rendement exceptionnel, entre admissibilité et admission, qui, je l’espère, n’est pas surestimé. Ces objectifs ambitieux ne seront atteints que si des mesures très incitatives sont mises en place pour attirer les étudiants vers les métiers de l’enseignement dont ils se sont massivement détournés ces dernières années, tant l’ancienne majorité les a dévalorisés.

Sur ces questions du recrutement et de la formation, je m’interroge toutefois sur les emplois d’avenir professeur : les 6 000 personnels que l’on envisage ainsi de recruter ne seront opérationnels qu’à partir de 2014. Le recrutement, le statut, tout comme les modalités de formation de ces emplois d’avenir professeur posent question par rapport aux enseignants issus des deux concours externes. J’attends sur ce point que nous soyons rassurés. Il y a donc urgence à mettre en place un véritable plan de pré-recrutement pour donner toutes les chances aux étudiants en master de préparer au mieux et de réussir les concours.

Dès la rentrée 2013, le ministère devra mettre en oeuvre son ambition pour l’école maternelle et élémentaire. Sur ce point, nous accueillons très favorablement l’ambition d’assurer l’accueil effectif en maternelle et de scolariser les moins de trois ans. Cependant, nous préférerions que cette ambition soit inscrite dans la loi. Une proposition de loi des députés du Front de gauche va dans ce sens. Nous vous soutiendrons dans cette démarche. C’est une étape importante dans la lutte contre l’échec scolaire. Or, malgré les efforts des municipalités et la mobilisation des parents et des enseignants, l’accueil des moins de trois ans a reculé faute de maîtres dans un département comme le mien qui en a pourtant tant besoin.

Une dernière question : quel avenir pour les RASED ? L’objectif affiché de réussite pour tous et toutes ne pourra se faire sans ces réseaux d’enseignants spécialisés et de psychologues scolaires capables de prévenir et d’identifier les difficultés et d’y remédier. Cet encadrement va, cette année, faire défaut à plusieurs centaines de milliers d’élèves.

Je souhaite également, à la suite de l’un de nos collègues, appeler votre attention sur les CLIS qui rencontrent des difficultés faute, par exemple, de places en IMP pour certains enfants.

Même si nous considérons que ce budget n’est que le début de la prise en compte des moyens et de l’ambition pour l’école, nous considérons qu’il marque un tournant et constitue une amorce de relance. Cette relance doit s’inscrire dans la durée. Notre vote en faveur de cette mission est donc autant un soutien à la dynamique engagée qu’un encouragement à persévérer. (Applaudissements sur quelques bancs des groupes SRC et RRDP.)

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 15:55

Difficultés de la Seine-Saint-Denis


Monsieur le Premier ministre, le département de la Seine-Saint-Denis est au bord de l’asphyxie. C’est le bilan de la politique menée, dix années durant, par les gouvernements de droite, qui ont abandonné ce territoire. (Exclamations sur les bancs du groupe UMP.)

Au nom de la compétitivité, Nicolas Sarkozy a supprimé la taxe professionnelle, tout en maintenant le racket scandaleux du ticket modérateur. Résultat : 36 millions d’euros confisqués chaque année à la Seine-Saint-Denis ! À cela s’ajoute la ponction de 14 millions d’euros au titre des droits de mutation, par une péréquation où l’absurde le dispute à l’injustice. Comme si un département ou une ville économiquement dynamiques étaient des territoires de riches et de privilégiés !

Le paradoxe de la Seine-Saint-Denis a sans doute échappé aux experts de Bercy, qui n’ont jamais pris en compte le taux de pauvreté le plus élevé de France, ni l’explosion sociale, dont le nombre de personnes bénéficiant du RSA – 85 000 dossiers ouverts à ce jour – est l’un des symptômes. L’État doit un milliard d’euros à la Seine-Saint-Denis pour charges transférées non compensées. Combien de temps le département devra-t-il attendre ce milliard dû, quand les dotations aux collectivités connaissent un recul sans précédent dans le budget de la nation ?

Jusqu’à quand devra-t-il attendre, monsieur le Premier ministre ?

Je redoute que l’austérité voulue par le Gouvernement pour redresser les comptes publics n’accentue la fracture sociale. À quel résultat allons-nous aboutir dans deux ans, à l’heure du bilan ? Cela ne fait guère de doute : plus de travailleurs pauvres, plus de chômeurs, moins de services publics et une activité en berne.

À quand la garantie de finances stables et durables, et une vraie réforme fiscale pour les collectivités ? (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR.)

M. le président : La parole est à Mme la ministre déléguée chargée de la décentralisation.

Mme Anne-Marie Escoffier : ministre déléguée chargée de la décentralisation. Monsieur le député, votre émotion n’a d’égale que la gravité des difficultés rencontrées par le département de Seine-Saint-Denis, des difficultés que le Gouvernement connaît bien et auxquelles il entend apporter des réponses.

D’une manière plus générale, le Gouvernement n’ignore pas les difficultés rencontrées par les départements, dont les dépenses n’ont cessé d’augmenter, notamment les dépenses sociales, alors que les recettes, de nature volatile, ne restent pas au niveau qui permettrait de répondre à cette augmentation.

Vous savez, monsieur le député, que le Président de la République a reçu, le 22 octobre dernier, les présidents des conseils généraux et apporté quelques réponses aux difficultés auxquelles sont exposés les départements. Il a, en particulier, indiqué son souhait d’apporter des réponses pérennes aux difficultés financières des départements, liées en particulier aux trois allocations de solidarité que sont le revenu de solidarité active, la prestation de compensation du handicap et l’aide personnalisée d’autonomie.

Dans l’attente de la réforme proposée, le Président de la République a annoncé la création d’un fonds d’urgence de 170 millions d’euros, réparti entre les départements les plus en difficulté selon des critères objectifs – des critères sur lesquels nous travaillons actuellement avec les départements, afin de leur permettre de répondre au mieux aux problématiques auxquels ils sont confrontés.

Par ailleurs, je veux vous assurer que la péréquation horizontale profitera à la Seine-Saint-Denis…

M. le président : C’est terminé, madame la ministre.

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 21:50

 

imagesCA7A31W8.jpgLa Riposte: Quel jugement portes-tu sur les six premiers mois du gouvernement Ayrault ?

 

Jean-Luc Mélenchon: Faute d’un meilleur terme, je nomme « sociale libérale » la politique de ces six premiers mois du gouvernement Ayrault. C’est celle de tout le Parti Socialiste Européen depuis Blair. Elle a conduit à l’effondrement et la capitulation sans condition de Papandréou en Grèce, premier ministre et président de l’Internationale socialiste. Cette ligne, c’est celle de François Hollande depuis les années 80, comme je l’ai montré dans mon livre Enquête de gauche. Entre le ralliement au traité Sarkozy-Merkel, le budget d’austérité, le plan Gallois, le nouveau pouvoir a mis six mois pour faire un « coming out » – dans la filiation du parti démocrate américain ou italien – qui rompt publiquement avec toutes les traditions de la gauche en France. Le Front de Gauche a bien fait de rester autonome. Ses parlementaires n’ont pas voté la confiance au gouvernement. Notre groupe a voté contre le budget de la sécurité sociale à l’Assemblée. Selon moi, il devrait en faire autant sur le budget de l’Etat.

Mais le nouveau pouvoir pose un grave problème : il détériore le rapport de force social. La victoire contre Sarkozy a été finalement très courte. Un pouvoir de gauche aurait donc dû proposer rapidement des mesures populaires profondes pour élargir sa base sociale et entrainer la société. Le devoir d’un gouvernement de gauche nouvellement élu est de créer le rapport de force avec le patronat. Au lieu de cela, Hollande et Ayrault repoussent les quelques réformes promises. Ils refusent d’amnistier les syndicalistes qui ont résisté contre la droite et ont été condamnés. Et ils traitent par le mépris et le sectarisme le Front de Gauche. Ils organisent ainsi la démobilisation de ceux qui ont permis de battre la droite. En même temps sur l’austérité, la « compétitivité » et maintenant les 35 heures, Hollande et Ayrault valident le discours du patronat. Le rapport de force se dégrade donc vertigineusement. A chaque fois, le MEDEF s’engouffre dans la brèche. Hollande et Ayrault mettent la gauche et les salariés en grand danger.

 

LR: Le MEDEF fait pression pour un allègement massif des « charges patronales ». Il prétend que cela créerait des emplois. Qu’en dis-tu ?

 

JLM: Le MEDEF avance ses pions car il sent que le gouvernement est faible. Mais ne nous laissons pas intoxiquer par les mots. Ce que le MEDEF appelle des « charges » est en fait des cotisations, c’est-à-dire une partie du salaire. Et le travail humain n’est pas un « coût » : il a un prix. Ce prix intègre la santé, l’éducation, la protection du travailleur contre le chômage ou la vieillesse. Surtout le travail est la seule source de richesse de la société ! Les chiffres plaident pour nous. Depuis dix ans, les exonérations de cotisations sociales ont déjà coûté 215 milliards d’euros. Et le chômage n’a cessé d’augmenter. C’est la preuve que le problème de l’économie française n’est pas le prix du travail. Le problème, c’est le coût du capital. Les entreprises dépensent deux fois plus en intérêts et en dividendes qu’en cotisations sociales patronales  ! La ponction des profits dans la richesse du pays a triplé depuis trente ans ! C’est pourquoi les marges des entreprises après dividendes sont en France les plus basses d’Europe !

Le battage sur la compétitivité est un mensonge. C’est un prétexte pour augmenter les profits. L’essentiel de notre économie souffre d’abord de l’austérité qui contracte l’activité en réduisant l’investissement public et la consommation populaire. Pour lutter contre le chômage, il faut accepter l’idée que c’est le progrès social qui crée l’activité : augmenter les salaires pour relancer l’activité socialement et écologiquement utile, relocaliser les productions, définanciariser l’économie.

Quant aux secteurs soumis à la concurrence internationale, posons les bonnes questions. Pourquoi ne protège-t-on pas nos industries contre le dumping social et écologique ? Pourquoi ne fait-on pas baisser la valeur de l’euro qui pousse Airbus à aller produire en zone dollar ? Pourquoi continue-t-on à tolérer les délocalisations au mépris de toute logique écologique et sociale en France, mais aussi dans

les pays à bas coûts ? Poursuivre la course au moins-disant social avec les Allemands, les Roumains ou les Chinois est inepte socialement et économiquement. A qui vendra-t-on nos produits quand il n’y aura en France que des pauvres et des chômeurs ?

 

LR: Un récent article de Médiapart rapportait que dans un certain nombre d’entreprises menacées de fermeture (Fralib, PSA, Arcelor-Mittal…), des syndicalistes se prononcent désormais pour leur « nationalisation ». Est-ce que cette idée ne devrait pas être davantage développée par le Front de Gauche, en lien avec les luttes ?

 

JLM: Le programme du Front de Gauche, L’humain d’abord, propose d’étendre la propriété publique à de nouveaux secteurs, notamment le secteur bancaire ou l’énergie avec la nationalisation de Total. Mais surtout, nous voulons étendre la propriété sociale. Il faut étudier à chaque fois la forme la plus pertinente : nationalisation, coopérative ouvrière, etc.

Pour cela, nous avons proposé un droit de préemption des salariés sur leur entreprise en cas de vente et un droit de reprise en cas de départ du patron. Et chaque fois que nécessaire, l’Etat doit intervenir pour permettre ce transfert aux salariés par la réquisition, la nationalisation temporaire, et ensuite pour aider l’entreprise via un pôle public bancaire.

Le Parti de Gauche s’est par exemple prononcé pour la nationalisation de Florange ou la réquisition de Fralib et Petroplus. Mais l’expérience montre que la question de la gestion et de la stratégie industrielle ne s’arrête pas à la question de la propriété. Elle doit intégrer le pouvoir des salariés.

Et nous devons aussi réaliser la transition écologique d’un certain nombre de secteurs industriels. La réunion organisée par le Front de gauche pendant la campagne avec des syndicalistes de plusieurs entreprises menacées a montré que cet objectif écologique était un atout pour réindustrialiser. Les salariés sont ceux qui connaissent le mieux la production et l’outil industriel. Ils doivent avoir plus de pouvoir dans les entreprises, qu’elles soient publiques, sociales ou capitalistes.

 

LR: Les politiques d’austérité menées en Europe ont donné lieu à des grèves et des manifestations massives, notamment en Grèce et en Espagne. Quelles perspectives pour la France, à cet égard ?

 

JLM: Les peuples grecs, espagnols, portugais luttent avec un immense courage contre l’austérité. La prise de conscience et la mobilisation sont plus avancées qu’en France. Mais l’austérité y est, pour l’instant, plus sauvagement engagée. Voilà le prix pour avoir écouté les appels aux sacrifices des sociaux libéraux ! Dans ces trois pays, les sociaux-libéraux sont responsables de cette politique. Leur discrédit est-il suffisant pour nous conduire au pouvoir ? En France, beaucoup d’électeurs ont cru que cette question pourrait se résoudre sans combat social. C’est le sens de l’élection de Hollande. Aujourd’hui, les consciences évoluent. La confrontation sociale semble inéluctable. Mais il y a beaucoup d’abattement. Mais nous restons une force de référence qui dynamise les nôtres. C’est ce qu’a montré la manifestation du 30 septembre contre le traité. C’est aussi ce que montreront les manifestations du 14 novembre en France. Cette date est une étape importante dans la convergence européenne.

 

LR: En Grèce, l’ascension de Syriza au détriment du PASOK est un bouleversement dans la vie politique du pays. En France, le Front de Gauche peut, lui aussi, servir de point de ralliement politique pour ceux qui luttent contre l’austérité. Quels doivent être les axes principaux de notre lutte contre le capitalisme dans les mois à venir ?

 

JLM: Les exemples de Syriza et de l’Amérique latine montrent que quand les peuples cherchent une issue, le meilleur est possible. Il n’est pas certain, mais il est possible. De ce point de vue, nous avons des atouts en France. Contrairement à d’autres pays, nous avons créé l’outil de résistance avant que la crise n’entre dans sa phase aigüe. Cet outil, c’est le Front de Gauche. Depuis quatre ans, il existe, se renforce, progresse. A chaque instant, nous devons rassembler, convaincre et mobiliser comme nous le faisons depuis 2009. La campagne présidentielle a permis un élargissement considérable, que ce soit dans la rue à la Bastille, Toulouse et Marseille, mais aussi dans les urnes avec quatre millions de voix. Nous devons poursuivre dans cette voie pour aller vers un véritable front du peuple. Construire ce Front du peuple est notre mission historique.

Pour réussir cet élargissement populaire, le Front de Gauche doit conserver son autonomie par rapport aux sociaux-libéraux. Si nous sommes identifiés de près ou de loin comme complice de la politique d’austérité, nous serons balayés car nous n’aurons plus de raison d’être. J’ajoute que nous ne convaincrons que si nous sommes capables de proposer une alternative radicale mais concrète. Nous devons affirmer sans cesse notre capacité à gouverner, à former, à partir du Front de Gauche, une majorité alternative à gauche.

Sur le plan idéologique enfin, nous devons nous opposer à la dérive austéritaire de l’Union Européenne. Faisons-en un atout et profitons-en pour poser la question de la légitimité du pouvoir de la finance et du patronat. En imposant l’austérité de façon autoritaire, les libéraux et les sociaux-libéraux poussent à faire le lien permanent entre la lutte sociale contre l’austérité et la lutte politique pour affirmer la souveraineté du peuple, dans la Nation mais aussi dans l’entreprise.

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 12:56

Pierre-Laurent.jpgDéclaration de Pierre Laurent, sénateur, secrétaire national du PCF

 

François Hollande a tenu sa première conférence de presse 6 mois après son élection. Aucune des inquiétudes des Français n’a trouvé de réponse dans la parole présidentielle. Le président de la République s’est livré à un exercice difficile : tenter de repeindre une politique de rigueur en politique de justice sociale. L’exemple le plus significatif étant le salto arrière accompli sur la TVA sociale. Parler de « restructuration des taux de TVA » ne fera pas disparaître les 7 milliards d’euros prélevés sur le budget des familles par l’impôt le plus injuste qui soit car exonérant les plus riches de payer en fonction de leurs revenus. Il y a une grande déception. Il confirme le report sine die du droit de vote des étrangers. Ce recul fait mal à la gauche !

 

La pédagogie du renoncement a fait trop de dégâts et donner bien des appétits au patronat qui monte le cran de ses exigences à chaque pas en arrière du Gouvernement. 309 milliards sont versés aux actionnaires et aux banques par les entreprises chaque année. C’est là que se trouve le financement de la relance sociale dont a besoin notre pays.

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 15:08

 

L’égalité, c’est pour quand, maintenant ?

 

Parmi les 60 propositions du candidat François hollande, celle visant à octroyer le droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers aux élections locales représente une réelle avancée démocratique et d’égalité citoyenne.

 

Pourtant, il y a quelques jours, le premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé son refus de s’engager dans ce sens en prétextant qu’il ne s’agissait pas d’une priorité exprimée par les Français et craignant le risque d’amplification de clivages entres les citoyens.

 

Les arguments avancés par le chef du gouvernement sont non seulement peu convaincants mais surtout inacceptables. Cette annonce est une très mauvaise nouvelle et ce recul serait une déception pour celles et ceux qui, comme moi, militants et sympathisants du Front de gauche ont voté pour François Hollande au second tour de l’élection présidentielle.

 

A Stains comme ailleurs, nous sommes nombreux (élus, associations, citoyens...) à défendre depuis longtemps, cette importante réforme démocratique,  ce droit et cette reconnaissance d'une partie de la population vivant en France depuis de nombreuses décennies doivent être reconnus.

 

D’ailleurs en 2006, à l’initiative de notre Maire, Michel Beaumale, la municipalité de Stains a été la première ville à interroger les habitants par référendum sur cette question. 65,91 % des stanois (es) se sont montrés favorables pour le droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers.

Depuis d’autres municipalités ont à leur tour consulté leurs habitants par référendum, c’est le cas d’Aubervilliers, Le Blanc-Mesnil, Bobigny, Saint-Denis, Gennevilliers...

 

Dans un contexte politique où les droites se rassemblent et convergent pour assumer une xénophobie agressive et décomplexée, alors que le risque est grand de voir désigner, au sein de notre population, des boucs émissaires, le silence du Gouvernement est préoccupant et ne peut que nourrir les discriminations, les inquiétudes et les crises de confiance qui affectent déjà profondément notre qualité de vie démocratique.

 

C’est pourquoi, je reste persuadé qu’il faut poursuivre nos efforts en continuant à mener la bataille afin que le Président de la République et le Premier ministre reviennent sur leur décision et réaffirment l’engagement du droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers aux élections locales, pour une mise en œuvre effective lors des prochaines échéances électorales.

 

Notre nation se doit de reconnaître, sans plus attendre, ce nouveau type de citoyenneté, de ne pas discriminer les étrangers non communautaires et d’agir avec eux comme avec les ressortissants de l’Union européenne.

 

Notre démocratie, se doit, à l’image d’autres pays européens de montrer que sa devise républicaine ne représente pas que quelques lettres sur le fronton des édifices publics et lui faire honneur.

 

Azzédine TAIBI

Conseiller général de la Seine-Saint-Denis

Adjoint au Maire de Stains

 

 

 

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