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  • : Bienvenue sur mon blog. Il vous rendra compte de mon action et de mon engagement en tant qu'élu à la Mairie de Stains et au Conseil général de la Seine-Saint-Denis. Il vous informera de mes prises de position et des combats politiques que je mènent au quotidien avec et pour les citoyens. Ce blog est aussi l'occasion de recueillir vos remarques et vos propositions pour construire une alternative politique. Alors sans plus tarder, bonne visite et à très bientôt !
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Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 23:38

Pour ses 20 ans de carrière, Kery James a mis fin à un silence de 3 ans pour reprendre son rap introspectif et explosif dans l’album « 92 2012 ». Rencontre.

 

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L’enfant d’Orly a débarqué dans le rap en 1992 à l’âge de 14 ans. 20 ans plus tard il figure parmi les patrons du rap « conscient », grâce à la sincérité de son récit de la vie « de rue » et la puissance de ses textes. « Chaque lettre est trempée dans un souvenir sanglant / je pleure des larmes de sang / (…) et si mes rimes sont belles c’est que mon âme fond », rappe-t-il en 2008 dans Laisses nous croire.

 

Pour son retour, il a réorchestré certains de ses plus beaux textes en épurant son style pour leur faire plus de place. Les instrumentaux raps ont été délaissés pour la sobriété d’un arrangement clavier-percussion, comme il le fait occasionnellement depuis 2001. Nus, ses textes redoublent de force.

 

Au théâtre des Bouffes du Nord, à Paris, où il jouait en avril, l’alchimie est parfaite. Chaque chanson sonne comme un cri de révolte ou d’indignation, à la fois intime et politique. Des "classiques" du rap français auxquels Kery James a ajouté en 2012 une Lettre à la République, le seul titre inédit avec un instrumental "rap" de son dernier album, 92.2012. Il s’adresse à la « France islamophobe » et aux « racistes à la tolérance hypocrite », plongeant dans le passé colonial de la France et sa « mémoire sélective ».

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« Mon texte concerne une classe politique, je ne m’adresse pas à des “Blancs“ », précise-t-il à revers de quelques critiques qui lui reprochent sa « violence », ou le taxent même de racisme. Vu 3 millions de fois sur internet en moins de trois mois, le titre a rencontré le succès en dehors des canaux médiatiques que le rappeur, insaisissable dans la vie, fuit comme la peste.

 

La Lettre à la République est même entrée au répertoire de certains militants et résonne désormais dans des manifestations. « Ah bon ? » s’étonne Kery James dans un rire, quelques heures avant de monter sur la scène du théâtre des Bouffes du Nord, à Paris. « Ben allez-y servez-vous. Moi je soulève simplement des débats, à chacun d’en faire ce qu’il veut. Je ne veux pas devenir le rappeur politico-social. Je veux garder ma liberté. »

 

Les vrais ressorts de son engagement apparaissent dans le documentaire introspectif, Les quatre visages de Kery James, finalisé en 2012. Le film examine tour à tour Alix l’enfant d’Orly, Kery le rappeur mordant, James l’homme de la rue et Ali le croyant. « Son parcours est symptomatique de ce que vivent des milliers de jeunes, observe Philippe Rozès, réalisateur. Il s’est construit une conscience politique, ou même plutôt “humanitaire“, par lui-même comme toute sa génération arrivée après la mort des idéologies. » Outre son talent d’artiste, Kery James possède une sincérité féroce, frôlant parfois l’autodestruction, qui lui permet de sublimer ses contradictions. « Je ne suis pas un personnage facile à comprendre, j’ai besoin de temps pour rentrer dans la profondeur, explique l’intéressé. C’est aussi pour cela que je fais des chansons longues. »

Les quatre visages de Kery James

L’enfant prodige du rap français pose son premier texte en 1991, à 14 ans, sur le premier album d’MC Solaar qui le repère à Orly lors d’un atelier d’écriture. Après le foyer et la famille d’accueil, Alix Maturin, l’enfant né en Guadeloupe et éloigné de son père, sèche les cours et ne vit que pour la danse. Mais son « flow » hors pair et sa plume le propulsent dans le rap. Déjà, il écrit pour dénoncer le racisme. « On avait finalement une certaine maturité très tôt dans notre écriture », juge-t-il aujourd’hui.

« Il a la chance d’être tombé dans un groupe qui avait des choses à dire, raconte Philippe Rozès. Avec Mc Solaar comme professeur, ils se sont forgés un état d’esprit ».

 

À l’heure de ses premières scènes en 1991-1992, son groupe Ideal Junior tombe dans le giron d’un producteur prêt à en faire des enfants-stars. « C’est quelqu’un qui nous a mis en danger, se souvient Kery James, à nous emmener en limousine au Bain douche, [une discothèque], avec des mannequins, à 14 ans... J’ai réussi à m’en sortir et grâce notamment à l’appui de DJ Mehdi, toutes leurs tentatives de nous emmener vers une musique commerciale ont échoué

 

Un contrat juteux chez Barclay leur est proposé. Kery James le refuse et arrête une première fois le rap. Il s’enfonce alors dans l’illicite. Dealeur, puis de retour dans la musique avec la « Mafia K’1 fry » et les tournées à 50 rappeurs, Kery prend le visage de « James », sombre et dur, et coupe les ponts avec sa mère. « On avait enclenché un mécanisme qui nous emmenait nécessairement à la mort ou la prison », explique-t-il dans le documentaire, reprenant une des phrases qui l’ont rendu célèbre. « C’est un des rares rappeurs pour qui on peut dire que son rap et sa vie sont la même réalité », juge Philippe Rozès.

 

Mais le meurtre d’un membre emblématique du groupe en 1999 lui impose une violente remise en question, qui se dessinait déjà chez l’adolescent débordé par les événements. Interviewé à 22 ans, il dit : « je n’ai plus le goût de vivre et de changer les choses ».

 

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Il se retire de nouveau du rap et se convertit à l’islam, qu’il embrasse sans concessions. Il devient Ali, l’introspectif, qui cherche la paix « entre des eaux profondes et troubles », renoue avec sa mère et quitte la rue. Il revient à son art en 2001 avec Si c’était à refaire, un album sans instrument à cordes ni à vent pour respecter les prescriptions religieuses.

 

Puis il infléchit sa pratique de la religion et revient dans un rap plus classique, avec Ma vérité, en 2003. Un échec commercial, qui sera suivi d’une longue traversée du désert. En 2008 et 2009, il retrouve le succès avec deux albums en deux ans, À l’ombre du show business et Réel, tous deux disques de platine. Il s’engage pour le peuple palestinien, au nom des quartiers de France ou s’attaque au mythe de l’argent « facile » en décrivant le coté sombre de la « rue ».

 

Une fois de plus, il étouffe. Et c’est en chanson, dans une Lettre à [s]on public, qu’il annonce en 2009 sa retraite temporaire « pour mieux reprendre de l’élan ».

Maturité

« J’ai failli ne pas revenir, annuler les Bouffes du Nord et mon album. C’est mon manager qui m’a convaincu de maintenir, raconte-t-il. 92.2012 est un projet intermédiaire pour se remettre dans le processus d’écriture. »

 

Il reprend donc son témoignage et s’épanche sur scène avec la douleur d’un repenti. Un album de rap et une tournée sont promis pour 2013 avant qu’il ne revienne vers l’acoustique, qui « correspond plus à [s]a maturité ». Kery James contient désormais sa rage pour entrer dans son costume, assumé, d’icône de « la seconde France ».

 

 

 

Par azzédine TAIBI - Publié dans : DIVERS
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Samedi 26 mai 2012 6 26 /05 /Mai /2012 23:21

Le Québec vit la plus grande grève estudiantine de son histoire, entachée depuis quelques jours de violences à cause d’une loi « spéciale » votée pour casser la mobilisation. Le récit de Martine Desjardins, présidente d’une association étudiante, à la veille d’une grande manifestation.

 

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Depuis le 13 février, les étudiants québécois manifestent contre une augmentation des frais de scolarité de 75 % sur cinq ans portant d’ici à 2017 à près de 3 800 dollars (2900 euros) le montant annuel de l’inscription à l’université. Par rapport à 2006, l’augmentation totale de l’inscription serait de 127 %.

 

Le mouvement dure depuis 15 semaines et s’est amplifié en un véritable « printemps québécois », notamment depuis le vote d’une loi « spéciale » par l’Assemblée, vendredi 18 mai. Ce texte encadre rigoureusement le droit à manifester, obligeant les manifestants à déclarer leur parcours, et interdit les rassemblements aux abords des universités pour casser les « piquets de grève ». Des amendes de 1000 à 5000 dollars sont prévues contre les manifestants et les organisateurs risquent entre 7 000 et 35 000 $ (25 000 à 125 000 $ pour les associations étudiantes).

 

Dimanche, la 27e manifestation nocturne s’est terminée par des violences. Dix personnes ont été blessées et 116 manifestants ont été interpellés, selon les autorités citées par l’AFP. La fédération universitaire du Québec (Feuq) fait état de son côté de 300 interpellations.

 

Le récit de Martine Desjardins, présidente de la Feuq.

 

Politis.fr : comment s’organise la mobilisation au Québec ?

Martine Desjardins :

Il y a plusieurs manifestations par jour, souvent festives, réunissant entre 10 000 personnes pour les cortèges nocturnes et 50 000 personnes le jour. Les gens se retrouvent spontanément, tous les soirs vers 19 h sur le même point de rencontre. Des mots d’ordre sont lancés sur Twitter et Facebook ou par le bouche à oreille pour donner des thèmes aux défilés nocturnes. Nous avons fait par exemple une manifestation-carnaval, ou même à demi nus.

Des assemblées générales se tiennent dans les universités ou dans les cégeps [Collège d’enseignement général et professionnel, équivalant aux lycées en France, NDLR], avec parfois jusqu’à 7 000 personnes, pour élaborer un plan d’action et organiser les piquets de grève on les « universités populaires ».

Ces derniers jours, le rapport de force est devenu plus important, notamment en fin de cortège, après minuit, lorsque les manifestants modérés rentrent. Une fois sur trois environ, nous déplorons des provocations des policiers qui sont à bout de nerfs.

Dimanche 20 mai, pour notre 27e manifestation nocturne, 300 personnes ont été arrêtées. Un bar a même été envahi par la police qui a lancé des gaz lacrymogènes, parce qu’une manifestante se trouvait parmi les clients.

C’est la « loi 78 » qui entraîne ces arrestations massives, car les parcours doivent être validés par les autorités. Cette loi spéciale touche aussi à notre droit de picage [droit de grève] et la liberté d’expression, puisque les responsables syndicaux peuvent être punis pour avoir appelé à manifester. Ces amendes nous enlèvent notre liberté d’association, car elles permettent au ministre de l’Éducation de sanctionner financièrement une association étudiante qui appellerait à la mobilisation.

 

Certains parlent d’un « printemps érable », que pensez-vous de cette expression ?

 

C’est un qualificatif qu’on utilise, comme un clin d’œil à l’ouverture de notre mouvement. La grève a été lancée par les organisations étudiantes contre l’augmentation des frais d’inscription. Mais nous sentons un ras-le-bol plus général contre le gouvernement libéral actuel, qui fait peser le fardeau sur les individus plutôt que sur la collectivité. Nous sommes face à un gouvernement qui présente des budgets ultralibéraux sans aucune concertation. Il poursuit l’objectif d’un déficit zéro en s’en prenant au système de santé : une taxe de 200 dollars annuels pour tous les citoyens sans distinction a été récemment instaurée.

Les gens de tout horizon nous ont rejoints pour demander un changement de politique. Ce n’est plus aujourd’hui la question des frais de scolarité qui se pose, mais celle d’un choix de société.

Il y a aussi depuis vendredi une importante mobilisation contre la loi spéciale. Une requête en nullité a été déposée, avec l’aide spontanée de près de 500 avocats. Une pétition a recueilli 170 000 signatures sur le net en l’espace de 48 h et beaucoup de gens outrés nous ont rejoints dans les rues contre ce texte liberticide.

 

Comment évolue le rapport de force politique ?

 

Nous sommes dans une période électorale, l’atmosphère s’en ressent. Le gouvernement doit rendre le pouvoir en décembre 2013 et c’est lui qui fixe la date des élections. Elles ont normalement lieu dans la quatrième année de leur mandat, soit en 2012 pour le gouvernement actuel. La date du scrutin est donc devenue une revendication du mouvement.

La « loi 78 » a fait basculer le mouvement. On est obligé de changer de stratégie. Je ne peux plus me permettre d’appeler à manifester, car je risque 35 000 dollars d’amende. Les professeurs et les chargés de cours eux aussi risquent gros s’ils appellent à la grève. On s’inscrit donc clairement dans une stratégie électorale. On va à la rencontre des gens pour les inciter à se déplacer pour voter.

Nous attendons maintenant une alternance du gouvernement, une suppression de la loi spéciale et la gratuité scolaire. Nous défendons en priorité l’idée d’un moratoire sur l’augmentation des frais de scolarité en vue d’états généraux du secondaire.

 

Le 22 mars, 200 000 personnes manifestaient. C’est la plus grosse manifestation de l’histoire du Québec. Pour notre centième jour de grève, ce mardi 22 mai, nous espérons frapper à nouveau un grand coup.

 

source Journal "Politis"

Par azzédine TAIBI - Publié dans : POLITIQUE
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Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 10:03

imagesCA5130OE.jpg Après des années d’une politique destructrice pour les services publics et en particulier pour celui de l’éducation, le départ de Sarkozy apparaît comme un véritable soulagement. L’arrivée de la gauche au pouvoir nous donne des raisons d’espérer que les revendications des professionnels et des parents seront enfin entendues.

 

La diminution drastique des dotations horaires globales a eu de lourdes conséquences pour l’ensemble des collèges du département : suppressions de classes et de postes d’enseignants, baisse du taux d’encadrement, abandon de projets pédagogiques, dépassement du seuil de 24 élèves par classe en ZEP… C’est aussi la disparition de certaines options et des dédoublements, d’heures de soutien et d’aides individualisées pour les enfants les plus en difficulté.

 

Bien entendu, les victimes directes de cette politique destructrice, ce sont les élèves, et tout particulièrement les enfants des milieux populaires car l’école est souvent pour eux le seul espace d’apprentissage de la culture, génératrice d’émancipation et d’intégration sociale.

 

Les collèges de notre département ont au contraire besoin de moyens réels pour respecter  l’effectif maximum d’élèves par classe, le maintien des postes et des projets pédagogiques.

 

Nous avons soutenu les enseignants et les parents d’élèves dans leurs luttes durant ces dernières années et nous continuerons d’être à leurs côtés.

 

Des mesures immédiates doivent être prises afin que la prochaine rentrée puisse se dérouler sereinement et que l’éducation redevienne une priorité nationale. Le Front de Gauche est partisan d’une attitude républicaine exigeante à l’égard de l’école : L’éducation des enfants et des jeunes étant un investissement pour l’avenir de la nation, l’Etat doit jouer un rôle prépondérant. C’est pourquoi les horaires et les contenus de programmes doivent rester définis à l’échelle nationale, de manière stricte et sur une base hebdomadaire. Il est temps d’en finir avec les analyses comptables. Il est temps de remettre la priorité de l’Etat à la place qu’elle n’aurait jamais dû quitter. Voilà le message que nous adressons au nouveau Président de la République et au Ministre de l’Education Nationale.

Par azzédine TAIBI - Publié dans : COMMUNIQUES DU GROUPE FRONT DE GAUCHE DU CG 93
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Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 23:00

Attendue et espérée, la défaite de Nicolas SARKOZY a des conséquences directes sur l’avenir des collectivités territoriales, Conseils régionaux et généraux en tête. Dans le programme du Parti socialiste pour 2012 et son discours à Dijon, le 3 mars dernier, François Hollande a déclaré revenir en profondeur sur la réforme des collectivités de ma majorité UMP / Nouveau centre. Pour mémoire, la réforme prévoit, principalement, la fusion des Conseils régionaux et généraux, placée sous l’autorité d’une assemblée de conseillers territoriaux en lieu et place des conseillers régionaux et généraux et l’abandon de la clause générale de compétence, moyen permettant aux collectivités de répondre aux besoins de la population.

 

A l’époque, tout comme nos collègues sénateur-rice-s et député-e-s, nous nous somes opposés à cette réforme placée sous l’obsession injuste de la réduction de la dette publique (car les collectivités ne représentent que 10% de la dette de l’Etat et assurent 70% de l’investissement public) et contre une nouvelle attaque sur des services publics de proximité, surtout après la suppression de la taxe professionnelle, recettes essentielles pour leur fonctionnement !!!

 

Selon Nicolas Sarkozy, il fallait « faire le ménage dans le mille feuille institutionnel » et surtout supprimer des échelons territoriaux pour deux raisons : clarifier les compétences de chaque collectivité et mettre au pas des institutions dont la majorité possède une présidence de gauche accusée de dépenses énormes.

 

En campagne à Dijon, F. Hollande a déclaré « Nous définirons les bases d’un pacte de confiance et de solidarité entre l’Etat et les territoires… en matière d’aménagement, (de) règles stables sur les financements de l’Etat sur 5 ans… L’autonomie fiscale  des collectivités locales a été réduite. Les transferts de charge n’ont plus été compensés… J’engagerai une réforme de la fiscalité locale avec un seul objectif : la justice entre les contribuables, entre les territoires… ». Sans attendre, nous disons « Chiche ». Car nous attendons toujours le paiement de la facture des transferts de charges (1 milliard € depuis 2004) et une nouvelle fiscalité locale plus juste prenant uniquement en compte les ressources et non les surfaces habitées.

 

Nous sommes prêts à accorder toutes les confiances si elles sont précédées d’actes forts et justes pour les Séquano-dionysiens car nous en avons assez de ces budgets placées sous le signe de l’austérité, qui année après année, privant la population de mesures utiles assurées précédemment par le Conseil général de la Seine Saint Denis (fin du remboursement à 50% de la carte Imagine – R pour tous ces titulaires, suppression de l’aide à l’achat d’ordinateur pour les entrants en 6èmes…) ou les communes avec le gel jusqu’en 2015 des investissements nouveaux dans les villes pour les équipements sportifs, culturels ou pour le logement.

 

Le Changement, c’est maintenant et pour la Seine Saint Denis, c’est tout de suite.

Par azzédine TAIBI - Publié dans : COMMUNIQUES DU GROUPE FRONT DE GAUCHE DU CG 93
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Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 22:54

Les 2000 détenus qui dénoncent leurs conditions de détention ont cessé leur grève de la faim après la signature d’un accord avec Israël. Une victoire historique.

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Thaer Halahleh et Bilal Diab, en grève de la faim depuis plus de 70 jours, sont en danger de mort. Incarcérés dans les prisons israéliennes au titre de la « détention administrative », ils font partie avec cinq autres des initiateurs d’une grève de la faim collective sans précédent. Le 17 avril, journée nationale des prisonniers palestiniens, 1550 détenus palestiniens se sont joints à leur mouvement, auxquels se sont depuis ajoutés 400 autres.

Leur état de santé et la médiation de l’Égypte ont fait évoluer la situation lundi 15 mai. Selon l’AFP, Israël a accédé aux trois principales revendications des prisonniers : la détention administrative sans jugement sera limitée, l’isolement carcéral sera levé dans les 72 heures à compter de la signature de cet accord et des autorisations de visites seront données pour les prisonniers originaires de Gaza, en échange d’un engagement signé à « s’abstenir de tout acte de terrorisme », ainsi que de toute nouvelle grève de la faim. Les représentants des prisonniers palestiniens ont signé l’accord dans la prison d’Ashkelon pour mettre un terme à leur grève de la faim.

« Tous les détenus administratifs seront libérés à l’issue de leur période de détention en cours, à moins que de nouvelles preuves ne soient présentées contre eux », a indiqué le service de sécurité intérieure israélien, le Shin Bet.

Deux grévistes de la faim en danger de mort

Les deux Cisjordaniens en danger de mort, âgés de 34 et 27 ans, ont été incarcérés en juin 2010 et août 2011 au titre de la « détention administrative ». Ce régime, qui concerne près de 300 Palestiniens, permet à l’armée israélienne de garder une personne pour 6 mois renouvelables indéfiniment, sans jugement, sur la base de preuves souvent gardées secrètes.

« Parmi les 4600 prisonniers palestiniens, 400 sont malades dont 18 atteints du cancer. Ils n’ont pas accès aux soins, raconte aussi Claude Leostic, présidente de la Pla­te­forme des ONG pour la Palestine. Depuis 2006 et la prise du pouvoir dans la bande de Gaza par le Hamas, certains détenus gazaouis n’ont plus eu la possibilité de voir leur famille. L’isolement et la torture restent aussi très pratiqués », ajoute la militante.

En France, un collectif d’associations autour d’Amnesty International et de l’Association France Palestine solidarité a donné un écho à la mobilisation sur place, en dénonçant lundi « les mesures puni­tives quo­ti­dien­nement infligées aux pri­son­niers pales­ti­niens, telles que l’isolement et le refus régu­liè­rement opposé aux familles et aux avocats qui veulent visiter les pri­son­niers ». Les prisonniers originaires de la bande de Gaza, en particulier, n’ont droit à aucune visite.

 

Dimanche, le président palestinien Mahmoud Abbas a exprimé son inquiétude devant « la situation extrêmement dangereuse des prisonniers. Certains d’entre eux risquent des lésions très graves, ce qui serait un désastre national que personne ne saurait tolérer », a-t-il prévenu. L’Organisation mondiale de la santé, puis Tony Blair, envoyé spécial du Quartette pour le Proche-Orient (États-Unis, Russie, UE et ONU) se sont également dits « inquiets » de l’état de santé des prisonniers palestiniens.

D’autres détenus était en danger lundi 14 mai, selon l’avocate de l’ONG palestinienne Addameer, Mona Neddaf, qui a pu rendre visite lundi à plusieurs grévistes de la faim. Elle alerte notamment sur la situation de Hassan Safadi, en grève de la faim depuis 71 jours, et Omar Abou Shalal (69 jours).

 

 


Par azzédine TAIBI - Publié dans : SOLIDARITE PALESTINE
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