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  • : Azzédine TAIBI
  • Azzédine TAIBI
  • : Bienvenue sur mon blog. Il vous rendra compte de mon action et de mon engagement en tant qu'élu à la Mairie de Stains et au Conseil général de la Seine-Saint-Denis. Il vous informera de mes prises de position et des combats politiques que je mène au quotidien avec et pour les citoyens. Ce blog est aussi l'occasion de recueillir vos remarques et vos propositions pour construire une alternative politique. Alors sans plus tarder, bonne visite et à très bientôt !
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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 11:51

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L’humain d’abord, nouvelle boussole pour soutenir des services publics forts !

 

Le compte administratif 2011 (soit l’état des dépenses et des recettes à l’issue de l’exercice budgétaire 2011), présenté lors de la séance du Conseil général du 21 juin, a donné lieu à un vif débat entre les élus des groupes UMP, Nouveau Centre et ceux Front de gauche.

 

Jacques Chaussat, conseiller général centriste d'Aulnay-sous-Bois a demandé "quelles seraient les prochaines coupes budgétaires pour réduire la dette publique?". Jean Michel Bluteau, conseiller général UMP de Villemomble a interpellé les élus socialistes, "qui ont maintenant les pleins pouvoirs", sur le remboursement la dette de plus d’1 milliards € de l'Etat à notre département au titre des transferts de charges (RSA, APA PCH).

 

Pierre Laporte, Gilles Garnier et Jean Jacques Karman, élus du Front de Gauche, se sont étonnés  d'entendre la droite réclamer au gouvernement de François Hollande ce qu'elle n'avait jamais exigé du gouvernement de N. Sarkozy, elle qui n'a cessé de vouloir réduire les dépenses de personnel du département et réduire les services aux habitants.

 

Pierre Laporte a souligné que la baisse drastique des dépenses publiques, comme en Grèce, a provoqué une crise toujours plus profonde et que ce sont les mêmes recettes qui nous ont mené à la catastrophe actuelle qu’ils veulent encore imposer. A propos des emprunts toxiques, tant ceux du département que ceux des établissements publics comme l’Hôpital de Montreuil, on cherche à culpabiliser les victimes et on gomme la responsabilité des banques qui ont construit ces montages délirants en s’engouffrant dans la folie spéculative. C’est aujourd’hui aux peuples que l’on demande de payer la facture. La droite dédouane un système bancaire tourné exclusivement vers le profit des marchés financiers.

 

Il a rappelé que la B.C.E prêtait au taux de 1% aux banques mais pas aux Etats ni aux collectivités qui devaient solliciter les banques à des taux beaucoup plus élevés. Il a rappelé  le danger pour le conseil général de soutenir des dépenses pérennes par des recettes incertaines comme les Droits de mutations, choix d’autant plus absurde que ceux-ci sont basés sur la spéculation immobilière. Jean Jacques Karman s'est étonné que la dette de l'Etat devienne aujourd'hui le cheval de bataille de la droite alors que précédemment elle l’expliquait par le résultat d’une mauvaise gestion.

 

Par ailleurs, Les élus du Front de Gauche ont demandé un audit sur la dette du département. Jean Jacques Karman s'est d'ailleurs étonné qu'elle ne figure pas dans les documents transmis aux conseillers généraux. S'agit-il d'un éventuel projet d'annulation de cette dette afin, comme l'a décidé le maire de Paris dernièrement, de faciliter le travail du nouveau Président de la République ?

 

Gilles Garnier a appelé de ses vœux une nouvelle réforme territoriale pour rétablir le pacte de confiance entre l'Etat et les collectivités ainsi qu’une réforme de la fiscalité locale pour leur donner les moyens d’un service public fort.

 

Le groupe des élus du Front de Gauche attend de la majorité présidentielle un signe fort pour les collectivités, notamment, lors du très prochain collectif budgétaire comme du futur budget de l’Etat. Les collectivités qui représentent 10% de la dette nationale et 70% de l’investissement public ainsi que la satisfaction des besoins humains ne peuvent plus être une variable d’ajustement dans la réduction des déficits publics.

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Published by azzédine TAIBI - dans SEANCES DU CONSEIL GENERAL
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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 23:38

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Monsieur le Président, cher(es) collègues,

 

Tout d’abord une satisfaction dont j’attends confirmation de votre part, Monsieur le Président. 

 

Lors du débat d’orientations budgétaires le mois dernier, je regrettai ici publiquement avec mon groupe, l’abandon de la calculatrice et des cahiers de travaux dirigés pour les collégiens.

 

Même si je connais votre attachement à la réussite scolaire, votre ténacité développée la semaine dernière lors de la discussion sur les contrats de partenariat en atteste, je considérais que ce nouvel abandon ajouté aux restrictions sur les conditions d’attribution du remboursement de moitié du coût de la carte Imagin’R ou l’arrêt de l’aide à l’achat d’ordinateurs pour les entrants en sixième n’était pas forcément un signe fort envoyé à la communauté éducative.

 

Surtout au moment ou vient d’être annoncé entre 30 et 60 suppressions de postes d’enseignants à la rentrée 2012, annonce qui provoque un fort mouvement de refus que mes collègues de mon groupe et moi-même soutenons sans réserve.

 

Ainsi, Monsieur le Président, pouvez-vous me confirmer que nos collégiens recevront bien la calculatrice et le cahier de travaux dirigés à la prochaine rentrée ?

Car les parents et les équipes éducatives ne manqueront pas d’interpeller les conseillers généraux que nous sommes, sur ce point lors des prochains conseils d’administrations des collèges.

 

Je reviens sur le budget 2012 car à la lecture des documents mis à notre disposition pour cette séance et notamment le « projet d’activités et de budget par programmes 2012 », j’ai remarqué dans le programme « Développement économique et innovation », l’inscription de 2,375 millions d’€ en investissement,  abondant l’action 3 : « Recherche et pôle de compétitivité ».

 

Je n’ai pu m’empêcher de me faire la réflexion suivante : pourquoi ces investissements ne sont-ils pas soumis au moratoire que vous préconisez pour les investissements nouveaux dans les villes ?  

 

Si les raisons d’un tel soutien y est fort bien expliqué, je trouve à y redire.

 

Première remarque : depuis la suppression de la taxe professionnelle et l’instauration de la contribution économique territoriale, le mécanisme de l’imposition des entreprises a perdu le peu de justice fiscale qui lui restait.

Nous avons constaté un recul de recettes de 55 millions d’€ entre la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises et ce que nous aurait rapporté la Taxe Professionnelle.

Sans parler des 36 millions d’€ de ticket modérateur, qui a lui, bien survécu à la réforme.

Les entreprises soutenues, ainsi favorisées par cette nouvelle donne fiscale, n’auraient-elles pas assez de fonds propres ou d’autres mécènes pour assurer sans notre aide leurs activités.

Car leur présence sur notre territoire n’est pas due à notre seul soutien mais aux bénéfices d’aménagements ou de structures de transports qu’offre la Seine-Saint Denis, ainsi que la proximité de Paris ou un foncier financièrement intéressant.

 

Seconde remarque : le budget marqué par un assèchement durable des recettes et l’austérité, même si Monsieur le Président, vous n’en êtes pas le premier responsable, mais mesdames et messieurs de l’opposition, que cela vous plaise ou non, vous ne pouvez pas nier le milliards d’€ de transfert non compensé par l’Etat, et ça, c’est vous les principaux responsables.

 

Par contre monsieur le Président, il est injuste de dire aux habitants de notre département qu’un investissement attendu pour des logements sociaux, des équipements sportifs et culturels soit reporté à trois ans ou qu’une mesure bénéfique soit supprimée parce que le Conseil général maintient l’investissement en faveur des pôles de compétitivité.

 

Avec mon groupe, nous craignons que le moratoire ou quelques coupes supplémentaires soit compris par la population comme une mesure faisant de l’investissement dans les villes une variable d’ajustement pour gagner en équilibre.

 

Ce n’est pas forcément le genre d’arbitrage que les élu-e-s de mon groupe ou moi-même aurions rendu.

 

Nous aurions préféré une pause dans le soutien aux entreprises œuvrant dans la recherche scientifique et la « recherche et développement » industriel, soit le choix d’un autre moratoire afin de lever celui inscrit à notre budget, comme l’a indiqué tout à l’heure Bally Bagayoko.

 

Ces 2,375 millions d’€ ainsi dégagés auraient permis tant de choses : assurer les travaux dans les cinémas à Blanc-Mesnil et à Montreuil,  comme l’a rappelé Florence Haye, créer des ludothèques à Saint-Ouen ou à Bobigny, rétablir les crédits relatifs aux actions culturelles et éducatives menées par les associations « Fondation jeunesse » et « Chroma », ou bien rétablir les crédits relatifs aux actions livre Petite Enfance et aux actions d’éveil culturel dans les crèches et les PMI, abandonnés cette année, et enfin, abonder des chantiers sportifs pris dans les 14 projets d’équipements issus de ma délégation et retenus l’an dernier par la détermination de mon groupe mais qui se sont rapidement déguisé en souvenir aujourd’hui ! ( je pense aux projets d’équipements sportifs prévus à Neuilly sur marne, Rosny sous bois, L’Ile Saint-Denis, Vaujours, Montfermeil, Villemomble, Noisy le Grand, Villetaneuse, Stains et j’allais oublié Gournay sur marne… Ah non celui-ci, vous l’avez retenu par miracle monsieur le Président, autant pour moi !).

 

Bref, autant de mesures utiles pour maintenir et développer des services publics de qualité répondant aux besoins et aux aspirations grandissantes de la population de la Seine-Saint-Denis.

 

Ce n’est pas le choix soumis à notre vote ce jour.

 

Nous le regrettons.   

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 16:14

   

Retrouvez les interventions de nos élu-e-s lors de la Séance du Conseil général du 13 octobre 2011 en cliquant sur le lien suivant:


CR Séance 13.10.11

 

 


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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 15:40

 

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs, chers collègues,

 

Le gouvernement choisit de sacrifier les services publics sur l’autel de la finance pour payer les réformes fiscales locales injustes qui asphyxient les collectivités territoriales, principales porteuses de services publics à la population. Les choix sont clairs : une politique fiscale qui appauvrit les CT pour enrichir encore plus les riches

 

Le démantèlement des services publics sur fond de réduction des moyens et du développement de la concurrence et de la course à la privatisation représentent un grave danger pour TOUS les citoyens, un grave danger pour la démocratie.

Les besoins sont criants et déterminants comme ceux de l’éducation ou de la santé sont essentiels face à l’explosion des difficultés sociales et des inégalités grandissantes.

Comment accepter que des milliards soient trouvés pour les banques qui fabriquent des crises financières et sociales alors que les infirmiers, enseignants, policiers, agents territoriaux, agents du service public, garant du vivre ensemble soient à ce point maltraités ?

D’ailleurs les premiers chiffres montrent que la RGPP et ses économies drastiques n’ont pas entraîné de gains attendus puisque les suppressions de postes ont vues les conditions de travail des agents se dégrader, des heures supplémentaires et des arrêts maladie plus nombreux qui ont un coût social, humain et économique.

 

La volonté de ce gouvernement est très claire et sans ambigüité ; renforcer un système qui fait la part belle à la privatisation et la marchandisation des services aujourd’hui publics, ils veulent nous éliminer pour assoir davantage la politique du business et du mécénat paternaliste et imposer la loi du plus fort…

 

C’est bien la réforme qui se met en place, puisque, progressivement privées de financements, asphyxiées financièrement, les CT, sont poussées vers de décisions injustes et inadmissibles : il voudraient que l’on sacrifie les services publics locaux en les cédant à des entreprises privées sous prétexte d’économies, transférer des actions de proximité aux interco ou à la Région ou encore augmenter la fiscalité.

De cette façon, ce sont les usagers et notamment les plus modestes qui feront les frais de cette réforme aux conséquences catastrophiques en SSD.

Je me refuse à cette sentence et je continue de penser que d’autres choix sont possibles.

Nous devons exiger avec TOUS les habitants, les 700 millions et nous battre pour l’exigence d’une nouvelle fiscalité locale prenant en charge les revenus des ménages et les vraies richesses des entreprises, en opposition aux précédentes réformes de la taxe professionnelle.

Personne ici ne fait l’aumône, la SSD demande justice ! , elle réclame ce que lui doit l’Etat… à savoir 700 millions depuis 2004 dus au transfert des charges non compensés

Il nous faut mener la bataille et  mettre en œuvre des initiatives communes pour obtenir les moyens nécessaires à la pérennité de la vie sportive de notre département.

 

Nous devons associer tous les acteurs : parents, éducateurs, salariés, bénévoles, sportifs jeunes et moins jeunes et plus globalement toute la population qui va subir de plein fouet ces injustices, il est urgent de s’approprier les enjeux et de défendre le service public local.

 

Aucune avancée sans luttes déterminées des élus, des militants et des populations elles-mêmes. Le temps n’est pas à la résignation au regard des enjeux importants qui se présentent à nous pour aujourd’hui et pour demain.

 

 

Concernant la question du sport en SSD, inquiétante compte tenu des reculs et des désengagements de l’Etat : pour exemples, la disparition de la DDJS, des CREPS, baisse des crédits aux associations, baisse du nombre d’enseignants sportifs … En tant que Vice président aux sports, je ne peux que me satisfaire des avancées obtenues par les élus de mon groupe par rapport à la première maquette budgétaire qui a été proposée par l’administration, qui prévoyait des baisses de près de 80 % pour les investissements dans les équipements sportifs avec lesquelles j’étais  évidemment, en désaccord.

 

Je suis particulièrement satisfait du fait que l’on ait pris l’engagement d’intégrer au budget des sports et loisirs pour l’investissement les 16 projets d’équipements communaux déposés en 2010 qui ont été gelés et qui seront délibérés en 2011 et je suis certain que les communes concernées le seront aussi…

 

Notre aide aux communes en la matière ne doit pas être sacrifiée et doit être maintenue car il en va de la pratique sportive dans notre département et de la pérennité de toutes les actions mises en place qui ont naturellement besoin d’équipements pour exister.

Aussi, maintenir notre participation à l’investissement pour la réhabilitation des équipements communaux est une nécessité, une excellente nouvelle pour les habitants, les sportifs et la pratique sportive dans notre département qui en a grand besoin.

 

Les équipements sportifs dans notre département et ce ne sont pas les élus locaux que vous êtes qui me démentiront, ont un réel besoin d’être développés et réhabilités car vieillissants, pour certains, à la limite de la fermeture au public.

 

La SSD manque cruellement d’équipements sportifs et ceux qu’elle possède sont anciens et vétustes et ne répondent pas aux enjeux du sport pour tous.

 

Par ailleurs, cette avancée intervient au moment où l’Etat décide d’un plan d’urgence pour les équipements sportifs en Seine-Saint-Denis, dont nous pouvons tout de même nous féliciter.

 

Ce plan de rattrapage décidé par l’Etat, certes, avec ses limités et ses arrières pensées électoralistes, devrait permettre de débloquer 19.4 millions d’euros pour la réalisation sur 5 ans de 74 projets représentant un investissement de 69 millions.

 

Alors que l’Etat abandonne le terrain des services publics et de la proximité, ce plan mérite notre attention et notre engagement auprès des autres partenaires. Et je me réjouis que notre collectivité décide de s’engager à hauteur de 2,5 millions dans ce plan, lesquels, au regard des règles en vigueur d’attributions des aides départementales à l’investissement correspondent bien aux 12.5 millions d’euros répartis sur 5 ans pour les projets éligibles.

 

Participer à ce plan exceptionnel est aussi la meilleure démonstration de la nécessité des financements croisés en matière d’investissement, particulièrement dans cette compétence partagée.

 

Pour ma part, avec mon groupe, je continuerai à me battre, aux côtés des partenaires, pour que le sport reste un axe fort de la politique départementale, et qu’elle reste innovante et volontaire.

 

Même si je pense qu’il faut, en permanence, interroger ce que nous faisons… C’est le cas par exemple dans le travail important mené dans le cadre du schéma de cohérence des équipements sportifs. Pour autant, je reste persuadé qu’il existe des actions et des démarches que nous ne devons pas risquer à fragiliser sous peine d’observer un grave recul dans nos politiques publiques et valider la casse programmée initiée par le gouvernent actuel.

 

En effet, dans notre département, le dynamisme et la richesse des actions éducatives et sportives est précieuse et joue un rôle essentiel  pour les habitants. Je pense par exemple aux temps forts que sont l’intégrathlon, ( qui se déroule en ce moment et que j’ai eu le plaisir de visiter hier), les jeux des collèges, les courses départementales de caisses à savon, le triballan, les trophées des bahuts …

 

Car nous le savons, les principales victimes de cette casse programmée, sont et seront encore plus, les jeunes de nos villes En particulier, dans un département où la jeunesse représente un atout principal et une richesse considérable pour l’avenir.

 

Merci de votre attention

 

 

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