Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Azzédine TAIBI
  • Azzédine TAIBI
  • : Bienvenue sur mon blog. Il vous rendra compte de mon action et de mon engagement en tant qu'élu à la Mairie de Stains et au Conseil général de la Seine-Saint-Denis. Il vous informera de mes prises de position et des combats politiques que je mène au quotidien avec et pour les citoyens. Ce blog est aussi l'occasion de recueillir vos remarques et vos propositions pour construire une alternative politique. Alors sans plus tarder, bonne visite et à très bientôt !
  • Contact

Archives

Liste D'articles

Pages

17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 23:16

Voici un article très intéressant paru dans Marianne.

Une campagne sournoise se fait jour qui consiste à diaboliser Jean-Luc Mélenchon et à l’assimiler en permanence à Marine Le Pen, au nom de la dénonciation des « populismes » (sic). Mais en quoi le FDG est-il comparable au FN ? Que cherchent ceux qui blanchissent ainsi la dirigeante de l’extrême droite ?


La diabolisation de Mélenchon ou la machine à blanchir Marine Le Pen

Maintenant, on ne dénonce plus l’extrême droite, ou rarement, mais « les extrêmes ». C’est pratique, « les extrêmes ». On peut y mettre tout et n’importe quoi. On peut notamment y mélanger le FDG et le FN, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen.

En vertu de quoi on en conclut soit que les deux mouvements susdits sont également dangereux pour la démocratie, soit qu’ils sont tous les deux critiquables mais respectables. C’est injurieux pour l’un, inespéré pour l’autre, et dangereux pour tous.   

L’affaire a commencé par le recours massif au mot « populisme », l’une des plus belles arnaques de la vie intellectuelle, le mot fourre tout utilisé par l’élite quand elle ne sait plus comment expliquer la sécession des peuples.
 

En 2005, la victoire du Non au référendum sur le Traité Constitutionnel Européen (TCE) avait été le point d’orgue de cette campagne. A l’époque, quiconque ne succombait pas au charme inhérent à l’Europe des marchés était immédiatement trainé devant la haute cour de justice intellectuelle pour «populisme ». Accessoirement, il était accusé de souverainisme, d’archaïsme, de nationalisme, et de fascisme latent au choix.
 

Depuis, la crise aidant, l’adjectif diabolisant est mis à toutes les sauces.

Le Chavisme ? Populisme.

Le laminage de « l’expert » Mario Monti en Italie ? Populisme.

Le rejet de la Troïka qui fait passer les pays d’Europe sous la toise de l’austérité ? Populisme.

Les protestations des Chypriotes face au régime qu’on leur applique ? Populisme.

La contestation de la potion néolibérale appliquée un peu partout, soit à la hache (comme en Grèce) soit par asphyxie progressive (comme en France) ? Populisme.
 

Et voilà comment on en arrive à mettre dans le même sac le FDG et le FN, autrement dit ceux qui critiquent des choix qu’ils jugent intrinsèquement mauvais, et ceux qui entendent surfer sur la vague du mécontentement pour faire grossir leur pelote de haine.

C’est un moyen très efficace de refaire une virginité politique (et morale) à Marine Le Pen, qui ne s’attendait sans doute pas à un tel traitement de faveur.
 

Quoi qu’on pense de Jean-Luc Mélenchon, il est reconnu comme un homme de gauche respectueux des valeurs républicaines. On peut ne pas être d’accord avec tout ou partie de son message. On peut trouver qu’il savonne parfois la planche où il est installé avec des formules à l’emporte pièce.Mais rien ne permet de lui faire un procès ad hominem et de mettre en cause son attachement aux droits de l’homme. 
 

Mélenchon n’a jamais utilisé le « tous pourris » dont d’autres se complaisent. Son appel à une VIème République rejoint ceux déjà exprimés par Arnaud Montebourg ou Eva Joly, voire d’une autre manière par François Bayrou.

On ne sache pas qu’il y ait quelque crime à vouloir rénover des institutions qui sont à la moralisation de la vie publique ce que Jérôme Cahuzac est à la lutte contre la fraude fiscale. 

En tout cas, rien de ce que dit le FDG ne peut être comparé à la démagogie d’un Front National qui détourne la colère populaire vers le rejet de l’autre, alimentant le réflexe xénophobe, le repli identitaire, voire le racisme larvé qui demeurent dans l’ADN de l’extrême droite.    
 

Nonobstant ces différences qui devraient interdire toute forme d’assimilation, les médias, les commentateurs, les dirigeants politiques, les « experts » renvoient systématiquement dos à dos le FDG et le FN, quand ils ne les associent pas dans le même opprobre.  
 

Ainsi, Le Monde multiplie les allusions aux « populismes concurrents ». L’historien  Pierre Birnbaum y explique que le « populisme » de Mélenchon, s’il ne relève pas de l’antisémitisme stricto sensu, le nourrit indirectement.

Dans un récent éditorial, Le Monde va même jusqu’à écrire   : « La crise, autant que le scandale Cahuzac, donne prétexte à tous les procureurs à la petite semaine, comme à tous les partisans, à l’extrême gauche comme à l’extrême droite, d’un grand coup de balai ». Vous avez besoin d’un dessin ?
 

Serait-ce trop demander que de plaider pour un retour à un minimum de sérénité afin de ne pas mélanger les choux et les carottes, les révoltés et les apprentis sorciers, les indignés et les bornés, les militants de la gauche radicale et les affidés de l’extrême droite pure et dure ?

Tout le monde y gagnera, à gauche comme dans la droite républicaine. La seule qui pourrait y perdre est Marine Le Pen. Mais qui s’en plaindra?     

Repost 0
Published by azzédine TAIBI - dans POLITIQUE
commenter cet article
17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 09:08

logoFdG

 

Sénateurs, vous pouvez encore faire barrage au MEDEF !
 

 

L’Accord National Interprofessionnel (ANI) sur une prétendue « sécurisation de l’emploi » a été voté mardi 9 avril à l’Assemblée nationale par 250 voix favorables, 26 contre, et 278 abstentions.
Malgré le rabâchage médiatique sur le "grand acquis" pour les salariés que représenterait la généralisation d’une complémentaire santé dans toutes les entreprises, le texte adopté ouvre la voie à un dépeçage en règle du Code du Travail, pour le grand bénéfice du patronat.
Les députés viennent en effet de lui offrir notamment : l’accélération et la sécurisation pour l’employeur de ses plans sociaux ; la modulation imposée des salaires et du temps de travail en cas de difficultés de l’entreprise sous peine de licenciement ; la mobilité interne forcée ; l’affaiblissement des instances représentatives du personnel (CE, CHSCT, …) et le raccourcissement des délais de la prescription prud’homale ; …
Malgré le combat et le décryptage mené par les syndicats et le Front de Gauche contre cet accord « made in Medef », 236 députés socialistes sur 293 ont voté pour, aidés par l’abstention des députés EELV.
Seulement 6 députés PS ont joint leur vote à celui des députés Front de gauche contre cette loi de régression sociale.
Quant aux députés de droite, ils se sont abstenus par pure stratégie alors qu’ils
partagent le contenu de ce texte dont le principal auteur est leur allié de toujours : le MEDEF.
En, Seine-Saint-Denis, 7 députés PS ont voté pour l’ANI, un s’est réfugié dans l’abstention.
Après le vote du traité Sarkozy-Merkel en novembre 2012, c’est un nouveau coup, terrible, qui est porté aux salariéEs qui attendaient le changement.
Pour nous, c’est un énième reniement dans une liste déjà longue.
Alors que la bataille parlementaire se poursuit désormais au Sénat, il est encore possible de défaire le néfaste texte du MEDEF. Seul le soutien d'une partie de la droite et le vote unanime des sénateurs PS peut désormais permettre le vote définitif du texte.

Repost 0
Published by azzédine TAIBI - dans POLITIQUE
commenter cet article
16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 11:10

Communiqué de presse du PCF

 

Le PCF apporte son soutien aux membres de l’équipe féminine de rugby à XIII dans leur demande de prise en charge de leurs frais de déplacement pour la coupe du Monde en Angleterre.

Leur demander officiellement d’organiser une tombola, ou de financer elle-même leur déplacement est un mépris scandaleux de la part de dirigeants sportifs. C’est une nouvelle attaque contre le développement du sport féminin en France. Avoir une équipe nationale féminine de rugby à XIII est une grande fierté pour notre nation et leur qualification à la coupe du monde doit être honorée par notre pays. Nous demandons donc une intervention rapide du gouvernement et de la fédération pour assurer intégralement le financièrement de leur déplacement.

Si, lors de la coupe du Monde, les joueuses de rugby à XIII étaient amenées à briller par leur absence, les répercussions sur le développement de la pratique féminine de ce sport seraient dramatiques. Ce serait un scandale de plus qui frapperait le sport féminin, toujours première victime des politiques d’austérité.

Le sport féminin ne peut pas être une tombola. Bien au contraire, il doit être encouragé et garanti par l’Etat et les fédérations sportives qui ont une délégation de service public pour le droit d’accès au sport pour toutes et tous.

Repost 0
Published by azzédine TAIBI - dans POLITIQUE
commenter cet article
15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 00:00

image001.jpg

Repost 0
Published by azzédine TAIBI - dans POLITIQUE
commenter cet article
10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 10:23

images-copie-2-copie-1.jpgL'heure est grave pour la France. Les aveux de fraude de Jérome Cahuzac, et les révélations d'énormes évasions fiscales organisées par des banques, des chefs d'entreprises et des personnalités politiques vers les paradis fiscaux, provoquent la colère et l'indignation. Ces scandales jettent le discrédit sur notre pays, son gouvernement. Ils symbolisent – non pas seulement la dérive personnelle hautement condamnable d'un ministre – mais l'emprise toujours plus étouffante des logiques de l'argent, les forces de la finance sur la vie sociale, économique et politique de la France. 

 

En mai dernier, c'est pour en finir avec cette domination du fric – que la droite de Nicolas Sarkozy incarnait avec toujours plus de cynisme et d'autoritarisme – que les Français ont voulu le changement de politique. Le message de la majorité du pays était très clair : combattre le règne de la finance, reconstruire une République sociale, solidaire et éthique.

 

Aujourd'hui, les Français se sentent trahis. Ils sont de plus en plus nombreux à ne pas reconnaître dans la politique actuelle une politique de gauche. Le scandale Cahuzac sonne, dans ces conditions, comme un coup de massue. Celui qui incarnait la politique d'austérité imposée sans son accord à notre peuple, était un professionnel de l'évasion fiscale ! 

 

C'est insupportable. Le désaveu populaire est massif. La politique de François Hollande et du gouvernement Ayrault n'a plus la confiance des Français. Et surtout de celles et ceux qui, majoritairement, ont voulu mettre la barre à gauche, vers le retour de la justice sociale et de l'égalité dans la République. 

 

Ce qui rend la situation plus insupportable encore, c'est que le Président de la République et le gouvernement s'entêtent à ne rien entendre de l'exigence du pays de voir la politique de la France changer de cap. 

 

Soumission aux politiques d'austérité européennes, explosion du chômage, échec des prévisions économiques du gouvernement, pacte de compétitivité égal à 20 milliards de cadeaux fiscaux supplémentaires pour les entreprises, tentative de transcription de l'accord de l'ANI dans la loi avec le soutien du Medef … la politique du gouvernement amplifie la crise au lieu de la combattre. Et quand le choc Cahuzac révèle cet insupportable fossé : les sacrifices pour les uns, l'évasion fiscale pour les autres, rien ne devrait changer ! Le pays est atterré. La France va à la catastrophe si tout continue comme cela. Il faut sauver notre pays du désastre politique qui s'annonce.

 

Pour cela il y a une urgence : un changement de cap fort, global, concret, rapide de la politique nationale, pour mettre en œuvre une nouvelle politique résolument de gauche qui s'attaque au pouvoir de la finance et restaure le pouvoir démocratique des citoyens, des élus eux aussi bafoués, sur les choix de la République. L'ennemi c'est la finance. 

 

La crise ce n'est pas les « élus tous pourris » comme le chante le Front national, lui même éclaboussé dans l'affaire Cahuzac.

 

La solution, ce n'est plus seulement une moralisation de la vie politique réduite au seul contrôle accru – certes nécessaire – du patrimoine des élus et des ministres. 

La vérité c'est qu'au cœur de la crise, se trouvent deux grandes causes :

 

1. La domination organisée de la finance, des marchés financiers, de leurs critères d'évaluation et de rentabilité, sur toutes les activités de la société, sur tout notre système économique et institutionnel. Que ces pratiques passent par des voies légales ou frauduleuses.

 

2. Le dessaisissement là encore organisé, au profit de la finance, des citoyens, des salariés, des institutions élues sur tous les grands choix qui engagent la vie des citoyens et du pays. La souveraineté populaire est minée de toute part.

 

Dans ces conditions, le Parti communiste lance un double appel : à la mobilisation de toutes les forces, de toutes les citoyennes, tous les citoyens qui ont voulu le changement au printemps dernier, pour reprendre en main le cap du redressement de la France. Partout, sous toutes les formes possibles, prenez la parole, reprenez le pouvoir, dites haut et fort : nous voulons la politique de gauche pour laquelle nous avons voté l'an dernier, et pas cette politique d'austérité et d'inégalités qui mène la France dans le mur. à la construction populaire et démocratique d'un nouveau contrat politique pour le pays, autour de deux axes : Un programme de lutte contre la domination de la finance, avec une réforme fiscale d'ampleur ; un contrôle public et démocratique sur les banques, le crédit, la monnaie et la finance ; la priorité donnée aux salaires, à la protection sociale, à la sécurisation de l'emploi, aux services publics, à l'investissement industriel et écologique contre les dividendes et la rentabilité financière. La France doit résister aux injonctions d'austérité de l'Europe. Une refondation démocratique de nos institutions par un processus constituant jusqu'à une 6e république : avec une lutte contre les conflits d'intérêts, entre le monde des affaires et les institutions politiques, une réelle indépendance de la justice, une démocratisation des élections par la proportionnelle, de nouveaux droits pour les salariés dans les entreprises, pour que l'intérêt général guide notre organisation sociale et économique, la remise en chantier de l'acte 3 de la décentralisation aujourd'hui largement rejeté dans le pays 

 

C'est autour de ces axes que doivent se rassembler les forces de changement, les citoyens qui refusent la dérive actuelle, pour reconstruire un nouveau contrat majoritaire, une nouvelle majorité, un nouveau gouvernement. Dans l'immédiat, nous faisons quatre propositions : 

 

1. Suspendre immédiatement le débat parlementaire sur l'ANI, qui creuserait encore le fossé avec les forces sociales de notre pays. J'appelle solennellement les parlementaires de gauche à prendre la mesure de leurs responsabilités, en cas d'adoption de ce texte. Et mettre à l'ordre du jour un débat immédiat sur la lutte contre la fraude et l'évasion fiscales. (cf rapport d'Eric Bocquet – commission d'enquête du Sénat sur la fraude et les évasions fiscales).

 

2. Engager toutes les forces disponibles pour exiger un changement de cap de la politique dans la préparation de la grande marche citoyenne, décidée pour le 5 mai prochain. Notre engagement se fait sur une base claire et unique. Celle de la déclaration commune de toutes les forces du Front de gauche du vendredi 5 avril 2013 : « contre l'austérité et la finance, marche citoyenne pour la VIe République », et de l'appel qu'elle contient, « à toutes les forces de gauche, et individus qui ont voulu le changement en mai dernier », d'organiser avec nous cette marche.

 

3. Lancer dans tout le pays, la réunion d'assemblées citoyennes ouvertes à toutes ces forces pour travailler les bases d'un nouveau contrat politique de changement majoritaire.

4. Préparer avant l'été une première grande étape de ce travail citoyen et populaire pour la tenue d'assises nationales pour la refondation sociale et démocratique de la République. 

 

Vous l'aurez compris, l'heure n'est pas à mes yeux à diviser, à opposer, à écœurer. L'heure est à rassembler, à unir, à construire. La solution réside plus que jamais dans la mobilisation et l'intervention active de notre peuple

Repost 0
Published by azzédine TAIBI - dans POLITIQUE
commenter cet article
9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 00:00

Depuis quelques jours, nous avons un goût amer dans la bouche, un ras le bol, une colère sourde. Et surtout cette idée qui revient : ce n’est pas pour cela que nous faisons de la politique.
Notre engagement est d’abord la traduction de nos révoltes individuelles et collectives face aux inégalités sociales qui s’accroissent, à des destins qui semblent s’écrire dès le berceau,  face à l’appropriation par quelques uns des biens communs, face à un racisme qui perdure, face à des injustices flagrantes telle celle qui fait qu’être née femme en France signifie encore toucher 27% de salaire en moins.

Nos révoltes sont la matière première de notre engagement. Mais si nous avons un jour décidé d’adhérer à un parti politique, c’est qu’à cette révolte s’est vite greffée une conviction profonde : ces situations économiques et sociales, ces inégalités ne sont pas le fruit du hasard ou la faute à pas de chance.

Elles sont la conséquence d’un système économique et social, et résultent de choix politiques. Le monde dans lequel nous vivons est le résultat de la volonté et de l’action humaine. Des femmes et des hommes peuvent faire d’autres choix et notre action collective peut produire autre chose.

C’est ce qui fait, à nos yeux, la valeur et l’intérêt de l’engagement politique : il constitue  le meilleur outil dont nous disposons collectivement pour transformer la société.

C’est donc aussi pour cela que la situation nous met en colère : ce qui se passe renvoie une image de l’engagement politique qui va à l’opposé de la nôtre, à l’opposé de ce en quoi nous croyons.
La politique, c’est d’abord l’expression de  la volonté et de la souveraineté des citoyennes et citoyens. La démocratie est un bien trop récent et trop précieux pour que nous le laissions s’affaiblir, que ce soit par des choix politiques ou par des fautes individuelles, sans réagir.

Notre conception de la politique, c’est celle qui place avant toute chose le service de l’intérêt général. C’est l’idée que la culture et l’action publique permettent d’agir contre les essentialismes, d’interroger les évidences et la pensée unique.

La politique, c’est affirmer que nous pouvons changer le réel pour retrouver le sens du progrès.

C’est par des combats politiques que la gauche et les mouvements sociaux ont obtenu des avancées majeures pour chacune et chacun d’entre nous : congés payés, sécurité sociale, droit à la retraite, SMIC, parité, 35 heures, CMU ou mariage pour tous demain.

En rejoignant un parti politique de gauche, en acceptant d’y exercer des responsabilités, ce sont des batailles comme celles-là pour lesquelles nous nous sommes engagés. Faire de la politique, c’est pour nous s’inscrire dans l’histoire continue des luttes pour l’émancipation. Et cette idée nous enthousiasme.

Nous voulons verser au pot commun de la gauche notre énergie et notre détermination. Parce que nous croyons qu’un autre chemin est possible : une autre politique, qui repose sur le service désintéressé de l’intérêt de nos mandants, une politique qui vise à faire progresser les protections collectives, les conditions d’existences, à rapprocher les citoyennes et citoyens, à relever utilement et positivement les immenses défis – notamment écologiques – qui sont devant nous.

Les affaires récentes creusent un peu plus le désespoir. Nous refusons de laisser le « tous pourris » s’installer dans les esprits. Il ne correspond pas à la réalité des élues et élus, des militantes et militants qui agissent avec éthique chaque jour pour l’intérêt collectif. Ce désespoir n’est pas apparu cette semaine et n’est pas uniquement lié aux « affaires » : il trouve ses racines dans les inégalités sociales qui traversent nos sociétés. Il est également alimenté par le lancinant refrain, selon lequel qu’il n’y aurait aucune alternative possible.

Ce refrain mensonger, qui ne cesse de tourner en Europe, selon lequel les politiques d’austérité seraient les plus efficaces pour nous sortir de la crise ou qu’elles seraient les seules possibles.

Du désespoir de l’action publique ne peut naître que la détresse et le repli. Nous savons que seule l’extrême-droite prospère sur ce terreau.

Nous pouvons contribuer à montrer qu’il existe une autre voie. Nous devons redonner espoir dans l’action politique, ré-enchanter l’engagement collectif. Ils sont les instruments dont chacune et chacun peut se saisir pour faire progresser ses droits et construire un monde dans lequel les générations suivantes vivront mieux que la nôtre et que les précédentes.

Pour cela, il y a un besoin d’un sursaut, d’un changement profond par des actes politiques forts pour faire reculer le pouvoir de celles et ceux qui ont intérêt au statu quo et à la remise en cause de nos modèles sociaux.

Nous lançons un appel à tous ceux et celles qui aspirent au changement à se réapproprier la chose publique  pour contrer le « tous pourris », à redonner tout son sens à l’action politique et faire entendre leurs exigences de démocratie et de progrès social.

Nous voulons retrouver et garder ce qui fonde l’engagement politique : la volonté, l’espoir et l’enthousiasme.

 

Premiers signataires :

 

Pierric Annoot, PCF
Kamel Chibli, PS
Caroline De Haas, PS
Laurianne Deniaud, PS
Thierry Marchal-Beck, MJS
Cyril Mourin, PRG
Marine Tondelier, EELV

Repost 0
Published by azzédine TAIBI - dans POLITIQUE
commenter cet article
8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 11:44

bastille
L’affaire Cahuzac suscite la colère et la nausée. D’une gravité extrême, elle ne révèle pas seulement l’absence de probité et d’honnêteté d’un homme. Elle met à jour, une nouvelle fois, un système oligarchique profondément néfaste, une démocratie à bout de souffle, la collusion grandissante entre les hautes sphères financières et celles de l'Etat. Il faut mettre fin au règne de la finance. 
 
L’heure n’est pas au bricolage mais à la réorientation de la politique du pays et à la refonte du cadre institutionnel. Au moment où le gouvernement demande au plus grand nombre de se serrer la ceinture et après l’intervention télévisée d’un Président qui confirme son cap visant à ne rien changer, cet épisode misérable précipite la crise politique. 
 
Le Front de Gauche est engagé dans la bataille contre l’austérité à l'image de sa campagne "pour une alternative à l'austérité". Il participera à la manifestation du 9 avril contre l’ANI, appelle les parlementaires à ne pas retranscrire dans la loi cet accord minoritaire. Dans l'immédiat, il exige la suspension du débat parlementaire sur ce texte pour légiférer en urgence contre le pouvoir de la finance, contre les paradis fiscaux, y compris en Europe, contre les conflits d’intérêt. Il faut des contrôles, des normes nouvelles, et pas seulement des appels à la morale individuelle, des moyens financiers pour faire face à la fraude fiscale. 
 
La défiance des citoyennes et citoyens à l’égard des responsables politiques atteint son seuil critique. L’oligarchie croit en sa toute puissance, en son impunité. C’est pourquoi la réplique doit être forte et claire. Le Front de Gauche défend la perspective d'un processus constituant pour une nouvelle République. Redéfinir les règles sociales et démocratiques est le moyen pour que le peuple reprenne le pouvoir. La VIe République visera à élargir le socle des droits, à étendre la souveraineté populaire, à favoriser la démocratie sociale.
 
Face à l'accélération de la crise sociale et politique, le Front de Gauche assumera toutes ses responsabilités pour que la colère légitime débouche sur l’espoir et la transformation sociale. Le Front de Gauche propose à toutes les forces et les personnes qui ont voulu le changement en mai dernier et plus largement au peuple, contre la finance et l'austérité, de participer à une grande marche citoyenne pour la 6ème République le 5 mai à Paris.
Repost 0
Published by azzédine TAIBI - dans POLITIQUE
commenter cet article
5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 14:54

L’ANI  (Accord national interprofessionnel) est en discussion à l’Assemblée Nationale. Les parlementaires de gauche ne doivent pas voter cette loi que le Medef défend avec acharnement .

Ce texte est un recul historique des droits des salarié-e-s, la fin du CDI est en jeu, afin de faciliter les licenciements. Il s’agit de valoriser les accords individuels  au cas par cas pour se débarrasser de la négociation collective, éloigner le juge des conflits dans les entreprises…

Ce texte ne sécurise pas le travail au contraire.

 

Voici un extrait-vidéo diffusé sur la chaine parlementaire LCP ou notre députée Marie George Buffet s’engage à ce que les parlementaires s’opposent, dans l’hémicycle à ce nouveau mauvais coup porté contre le monde du travail.

 

 

Repost 0
Published by azzédine TAIBI - dans POLITIQUE
commenter cet article
4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 11:40

ani-bando

 

Communiqué de presse du Front de Gauche

 

 

Les députés ne doivent pas voter cette loi !

 

 

Le Front de Gauche rappelle son opposition à l’accord national interprofessionnel qui est débattu à l’Assemblée nationale. Cet accord marque en fait un recul de la négociation sociale au profit du MEDEF. Il signifie la casse du code du travail. Il constitue un accélérateur de licenciement et de précarisation notamment pour les femmes qui occupent 85% des emplois à temps partiel.

 

Dangereux en soi, ce projet de loi vient marquer, après l’adoption du traité européen Merkozy et du pacte de compétitivité, un nouveau stade dans le cours libéral des orientations prises par le gouvernement Ayrault. Lors de son intervention TV François Hollande a d’ailleurs annoncé pour la suite la réouverture du débat sur les retraites et l’allongement de la durée de cotisation.

 

François Hollande a même été jusqu’à reprendre à son compte l’exigence de Laurence Parisot vis-à-vis des parlementaires pour qu’ils retranscrivent tel quel l’accord Medef, niant par là même la légitimité du Parlement à faire la loi. Il voudrait dissuader les députés de faire des amendements !

 

Il faut arrêter cette dérive libérale aggravée encore par ce que révèle l’affaire Cahuzac. Cette politique rajoute de la crise à la crise ; elle est en train de faire le lit de la récession et du FN. Refuser l’ANI est l’occasion de dire Stop !

 

Le Front de Gauche appelle à une mobilisation massive pour faire échec à cet accord.

 

Il affirme son soutien au travail d’amendement des groupes Front de Gauche à l’Assemblée nationale puis au Sénat, il appelle solennellement les parlementaires PS, EELV et leurs alliés pour qu’ils s’associent à ce travail d’amendements, et refusent la retranscription de cet accord en loi : ce n’est pas en relayant la politique du MEDEF qu’ils répondront aux exigences de celles et ceux qui les ont élus !

 

 

Il appelle ses militants, sympathisants et plus largement la population à manifester derrière les organisations syndicales

 

Le 9 avril partout en France

 

logo-manif.jpg

Repost 0
Published by azzédine TAIBI - dans POLITIQUE
commenter cet article
15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 15:46

tsipras 1

 

Le projet d’accord du Conseil européen sur le futur cadre financier pluriannuel de l’Union européenne pour les sept années à venir (2014 – 2017) est inacceptable. 

Cet accord ouvre la voie à sept années d’austérité et de ralentissement économique en Europe et renie la notion de solidarité européenne.

Contrairement aux déclarations officielles, les chefs d’Etat et de gouvernement proposent des coupes dans des domaines tels que le Fonds Social Européen, qui concernent principalement les vies des citoyens européens en temps de crises.

Nous remarquons avec consternation que les chefs d’État européens ont choisi de frapper fort sur les citoyens les plus démunis : le budget dédié à l’aide alimentaire qui était d’environ 3,5 milliards d’euros pour la période 2007-2013 sera drastiquement réduit. Il ne sera que de 2,5 milliards d’euros pour les années 2014-2020 ; en sachant qu’il couvrira alors 28 et non plus 27 États. La solidarité est une fois de plus sacrifiée sur l’autel de l’austérité budgétaire alors que le nombre de personnes vivant en-deçà du seuil de pauvreté dans l’Union européenne est passé de 18 à 25 millions entre 2008 et 2012. C’est un dommage qui ne peut qu’alimenter le rejet croissant de l’Union Européenne par ses peuples.

Les violentes coupes budgétaires prévues pour la politique de cohésion et la politique agricole commune, respectivement amputées de 8% et de 16%, sont la conséquence directe de cet abandon. En délaissant ces politiques, qui constituent les politiques redistributives par excellence de l’Union Européenne, la décision est prise d’oublier une fois pour toutes le projet d’une Union basée sur la solidarité.

Nous sommes totalement opposés à la direction qu’ont prise les politiques européennes. Nous rejetons sans réserve les coupes budgétaires généralisées qui pénalisent tous les citoyens européens mais d’abord et avant tout la jeunesse, les agriculteurs, les pêcheurs, les chercheurs, les universités, les collectivités locales, les projets environnementaux.

Les aides d’État à l’agriculture, la pêche, l’industrie, et bientôt aux collectivités territoriales sont réglementées et, dans la plupart des cas, interdites par les dispositions des Traités établissant les règles du marché intérieur. La réorientation vers l’agriculture paysanne, plus respectueuse de l’environnement et des agriculteurs est totalement absente. La PAC continuera de bénéficier aux plus grandes exploitations et à celles qui polluent le plus. Sans les programmes européens financés à la hauteur des besoins et des enjeux, tout ce qui concerne la vie quotidienne des citoyens européens sera gravement atteint s’il n’y a pas de possibilité d’octroyer une aide budgétaire nationale supplémentaire.

Dès à présent, nous appelons tous les membres du Parlement Européen à poursuivre les efforts amorcés pour rejeter les politiques d’austérité sur lesquelles se sont entendus les chefs d’États et de gouvernement. L’Union européenne ne saurait et ne peut se résumer à une Europe libérale ayant pour unique objectif le seul marché commun. A ce rythme, l’idéal d’une Europe unie est condamné.

Nous ne pouvons accepter que des compétences étatiques soient systématiquement transférées des États à l'Union européenne pour que les politiques confiées se retrouvent sans cesse budgétairement affaiblies.

Nous militons avec fierté, unité et cohérence, pour un cadre financier pluriannuel de l’Union européenne qui ne prolonge pas l’austérité imposée aux États membres parce que nous savons que l’austérité ne mènera jamais à rien de positif, quel que soit le niveau auquel elle est appliquée.

Le vote sur la résolution du Parlement européen sur les Conclusions du Conseil européen sur le cadre financier pluriannuel ira au-delà de la dimension économique et sociale qui nous est si chère. De manière plus discrète mais tout aussi sérieuse, il en va aussi du respect du peu de démocratie européenne existant. Si le Parlement européen valide la décision des chefs d’États, il renoncera du même coup à ses pouvoirs de décision.

En effet, les dispositions des traités accordent au Conseil européen, qui rassemble les chefs d’États et de Gouvernement nationaux au niveau européen, le droit de déterminer le montant global du cadre financier pluriannuel et les montants globaux de chaque rubrique (cohésion, agriculture, etc.). Mais le Conseil a pris en otage les quelques instruments légaux de la démocratie européenne existant en définissant le cadre financier pluriannuel de l’Union Européenne 2014-2020 dans ses moindres détails. Le Parlement européen est donc mis devant le fait accompli et ne peut que l’accepter ou le rejeter en bloc ; cela excède largement les compétences des chefs d’État et de Gouvernement. C’est tout à fait inacceptable.

Nous rejetons totalement le cadre financier pluriannuel 2014-2020 proposé comme nous avons rejeté tous les mécanismes austéritaires, du Semestre européen au « Two pack », en passant par le « 6 pack », le MES et le traité Merkozy.

Nous avons besoin d’une autre Europe, refondée pour devenir une vraie démocratie. Une Europe dotée d’un budget redistributif, sans l’austérité en contrepartie, afin de permettre à tous ses citoyens de bien y vivre. C’est pour cette Europe-là que nous nous battons.

Nous adressons une solennelle mise en garde. La politique d'austérité sans fin et le pouvoir autoritaire des chefs d’État et de Gouvernement sur les budgets nationaux font coïncider reculs sociaux, recul de la souveraineté et recul de la démocratie. La résistance du peuple est inéluctable. Elle ne connaîtra pas de limite.


Strasbourg, le 13 mars 2013


 Signataires :


> Alexis Tsipras, Président de Syriza

> Pierre Laurent, Secrétaire national du Parti Communiste Français

> Cayo-Lara, Coordinateur fédéral d'Izquierda Unida

> Jean-Luc Mélenchon, co-Président du Parti de Gauche

> Martine Billard, co-Presidente du Parti de Gauche

> Bernd Riexinger, co-President de Die Linke

> Katja Kipping, co-President de Die Linke

> Catarina Martins, co-Presidente de Bloco de Esquerda

> João Semedo, co-President de Bloco de Esquerda

> Jiri Mastalka, GUE/NGL

> Alda Sousa, GUE/NGL

> Lothar Bisky, GUE/NGL

> Miloslav Ransdorf, GUE/NGL

> Sabine Wils, GUE/NGL

> Gabriele Zimmer, GUE/NGL

> Sabine Lösing, GUE/NGL

> Younous Omarjee, GUE/NGL

> Nikolaos Chountis, GUE/NGL

> Jürgen Klute, GUE/NGL

> Marisa Matias, GUE/NGL

> Marie-Christine Vergiat, GUE/NGL

> Hénin Jacky, GUE/NGL

> Cornelia Ernst, GUE/NGL

> Patrick Le Hyaric, GUE/NGL

> Helmut Sholz, GUE/NGL

> Dimitrios Papadimoulis, Syriza au Parlement hellénique

> Diether Dehm, Die Linke au Bundestag

> Wulf Gallert, Die Linke au Bundestag

> Gregor Gysi, Die Linke au Bundestag

> Martina Michels, Comité des Régions

> Francis Wurtz, Ancien président de la GUE/NGL

Repost 0
Published by azzédine TAIBI - dans POLITIQUE
commenter cet article