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  • : Azzédine TAIBI
  • Azzédine TAIBI
  • : Bienvenue sur mon blog. Il vous rendra compte de mon action et de mon engagement en tant qu'élu à la Mairie de Stains et au Conseil général de la Seine-Saint-Denis. Il vous informera de mes prises de position et des combats politiques que je mène au quotidien avec et pour les citoyens. Ce blog est aussi l'occasion de recueillir vos remarques et vos propositions pour construire une alternative politique. Alors sans plus tarder, bonne visite et à très bientôt !
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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 19:33

Sainte-Anne, le 17/02/09

 

Appel du Comité directeur de l'UFG

 

 

 

L'Union des Femmes Guadeloupéennes :

 

 

 Condamne avec la plus grande énergie la répression policière qui s'est abattue sur le peuple guadeloupéen en lutte pour améliorer ses conditions de vie.

 

 

Dénonce ces brutalités policières comme autant de provocations et de facteurs déclenchants des violences regrettables qui ont émaillé la nuit dernière.

 

 

Réaffirme son soutien au collectif « Lyannaj Kont Pwofitasyon » qui présente dans le calme et la dignité des revendications justes et légitimes.

 

 

Appelle ses militantes, et au-delà, toutes les femmes de Guadeloupe, à renforcer leur mobilisation et leur détermination tout en redoublant de calme et de lucidité.

 

 

Invite toutes ses militantes et sympathisantes, à utiliser tous les moyens à leur disposition pour :

 

  • Diffuser à l'extérieur de la Guadeloupe des informations correctes sur la situation du pays.
  • Exercer une solidarité active vis-à-vis des compatriotes les plus désemparés.
  • Réclamer de leurs élus qu'ils agissent de concert pour exiger, du gouvernement d'une part, et du haut patronat d'autre part, le retour à la table de négociation avec des propositions conséquentes pour sortir dignement de cette situation  périlleuse pour le pays .
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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 19:18

ARRESTATION D'UN JEUNE SOUPCONNE D'AVOIR TUE JACQUES BINO
samedi 21 février 2009 (08h35)

6h30 ce matin : la police investit la cité Henri IV où Jacques Bino a été tué mardi soir. Ils ont des indications précises, et montent à l'étage d'un HLM. Les armes sont prêtes, les policiers tendus, mais bien entraînés. Avant de s'écarter, l'artificier du groupe place un petit peu de plastique à hauteur de la serrure et du verrou. Deux détonations rapprochées les font voler.

La porte dans l'état où les policiers l'ont laissée (photo FG)

Six policiers, l'arme au poing, s'engouffrent les premiers dans le petit appartement. Ils se précipitent sans hésitation dans la chambre tout de suite à gauche et tombent à bras raccourcis sur Patrice que les détonations et les cris des policiers viennent de réveiller en sursaut.

Photo de Patrice, 21 ans, étudiant en droit, accusé par la police d'avoir tué Jacques Bino (photo FG)

Quand la grand-mère de Patrice, affolée, sort de sa chambre pour savoir ce qui se passe, elle est plaquée sans ménagement par un des policiers cagoulés qui ont fait irruption chez elle, contre le mur du salon.

La grand-mère du jeune Patrice (photo FG)

Impuissante, elle les voit embarquer son petit-fils, mains menottées dans le dos et un côté du visage tuméfié. Ils passent avec lui sous l'image de la vierge au-dessus de la porte. Déjà les policiers retournent tout dans le petit appartement. Ils sont une trentaine et laissent tout sens dessus-dessous. Ils cherchent l'arme qui a servi pour tuer Jacques Bino, en vain.

Il faudra des heures à la vieille dame effondrée, et dont la porte ne ferme plus, pour remettre un semblant d'ordre. Hier, plusieurs interpellations ont eu lieu. Visiblement les policiers ont reçu l'ordre de faire vite.

Patrice a sans douté été mis en cause par un des jeunes interpellés et cela a suffit à déclencher cette opération qui a laissé une vieille dame traumatisée tandis que son petit-fils à l'heure où j'écris ces lignes, croupit toujours en garde-à-vue. La grand-mère a décidé de parler pour Chien Créole, elle assure que son petit-fils est resté mardi devant la télé à suivre les événements jusqu'à 23h30, avant de sortir sur le pallier de l'appartement pour aller discuter avec des amis. Etudiant en droit sur le campus de Fouillole, le profil de Patrice colle mal avec la violence de l'acte qu'on lui reproche.

Même si Chien Créole a fait partie de ceux qui ont immédiatement exigé une enquête rapide pour faire toute la lumière sur la mort de notre camarade, nous demandons aux forces de l'ordre de garder leur sang-froid et prévenons par avance que nous n'accepterons pas que Patrice devienne le bouc émissaire dont la police a besoin pour boucler son enquête. Nous attendons du professionnalisme, des preuves surtout et réitérons que, comme la police est peut-être impliquée dans cette affaire, la présence au cours de l'enquête d'une organisation internationale des droits humains est seule à même de garantir l'impartialité recquise à la l'établissement de la vérité. Et puisqu'on parle de droits humains, Chien Créole déplore ici officiellement les méthodes de cowboys employées ce matin, même s'il comprend bien qu'il fallait frapper fort pour qu'un étudiant endormi et sa redoutable grand-mère ne provoquent un nouveau bain de sang parmi la trentaine de policiers cagoulés et surarmés participant à l'opération.

FRédéric Gircour

Publié par Trikess

 

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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 19:11

Pour ceux qui ne comprennent rien à la crise en Guadeloupe et en Martinique...

La vérité est celle là ... il s'agit de ne pas se contenter des informations véhiculées par les médias et des propos empreints de racisme  diffusés par certaines personnes.

Ayez le courage de lire le savoir est une arme même quand il ne nous concerne pas directement.

Les DOM-TOM (520 euros/hab/an) coutent moins chers que la Corse (2400 euros/hab/an) ou la métropole (1200 euros/hab/an).
Alors renseignez vous et lisez le rapport du délégué interministérielle à l'égalité des chances des français d?outre mer (Patrick Karam) !!!
Par ailleurs sans les DOM-TOM la France ne posséderait pas la 3eme zone maritime mondiale ni aucun droit sur les droits de douane et passage pour le Canal du Panama (grâce aux Antilles) et du Canal de Suez (La Réunion).
Renseignez vous, Bernard Pons disait lui même en 1986 que les DOM-TOM rapportaient à la France "largement plus que ce qu'ils lui coutent". Par ailleurs les Antillais sont français qui cotisent et paient des impôts comme n'importe quel français, ils sont en réalité plus taxés que les métropolitains (en plus de la TVA, on paie ici 3 taxes d'octroi de mer sur tout produits importé) et paient des impôts locaux aussi élevé qu'en Région Parisienne. Alors par pitié cessez de dire n'importe quoi, les Antillais ne vivent pas grassement sur les impôts de leurs compatriotes de métropole !!!
Je vais certainement me faire censurer comme dab mais voilà :
Je peux comprendre que les 7000 km qui nous séparent de la France Métropolitaine fassent que certains de nos compatriotes ne maitrisent pas trop le sujet. Le traitement déplorable des médias n'y est pas étranger' Donc petite piqure de rappel :
1- les manifestants ne demandent rien à l Etat:
Ni argent, ni RSA, ni monnaies sonnantes et trébuchantes. Ce sont les patrons (Béké, medef) qui ont sollicités de l'Etat, ces derniers ont voulu tirer partie de la grève en demandant une énième aide en échange d'augmentation des salaires les plus bas. Ils bénéficient déjà d'exonérations de charge, de la défiscalisation, de nombreuses aides qui proviennent de l'Etat et de l'Europe- (la liste n'est pas exhaustive).
2- Les manifestants n'ont pas et jamais demandé l'indépendance:
Vous ne trouverez nulle part une demande d'indépendance de la part des manifestants. Le choix d'être français a été tranché à maintes reprises (Referendum de 1946, de 1962 et 2003). Les Guadeloupéens ne demandent qu'une chose, l'EGALITE DES DROITS pour tous les française de Métropole et d'Outre Mer. Par ailleurs, l'indépendance ne se donne pas, elle se prend et se conquiert par les peuples, la Guadeloupe elle est française depuis 1635 !!!
3- Les Guadeloupéens ne sont ni xénophobes, ni racistes:
Ce sont les békés qui vivent entre eux, se marient entre eux, travaillent entre eux en excluant les antillais. D'ailleurs les antillais sont tous plus ou moins métissés ! Vous ne trouverez aucun cadre de direction dans les entreprises tenus par eux, les annonces d'emplois ne paraissent même pas en Guadeloupe, mais directement en France, via des cabinets de recrutement. Nous vivons et côtoyons les descendants d'esclavagistes et à ce jour les antillais n'ont jamais eu l'attitude que eux ont envers nous.
4 - Les manifestants demandent 200€ d'augmentions pour les bas salaires:
Cette revendication est légitime, comme je l'ai expliqué plus haut les patrons antillais bénéficient de nombreuses aides qui leur permettent d'empocher de substantiels bénéfices. Ces aides venant de l'Etat se sont vous, nous qui les payons pour enrichir des patrons qui exploitent les antillais !!! Le salaire d'un Antillais est de 20% à 30% voir 50% inférieur à ceux proposés (à compétence égale) en métropole. Quand on sait que la bas tout coute plus cher de 20% à 30% comment voulez vous que les gens s'en sorte??? Comment peut-on croire qu'avec un cout de production moins élevés et de telles majorations de prix les patrons Antillais prétendent ne pas pouvoir augmenter les salaires??? Que vous ayez fait des études ou non, ont vous proposera le smic, les emplois sont rares les patrons en profitent pour sous payer leurs employés.

En conclusion:

La fin du système néocoloniale (exclusivité de la Métropole et application stricte des lois de la République) et de l'exploitation, voila ce que les Guadeloupéens demandent, qu'on leur donne les moyens de travailler et de vivre de leur travail et non du RSA ou autre RMI. Qu'on arrête de donner des sommes exorbitantes, sans contrepartie, sans aucun contrôle a des patrons qui ne font que s'enrichir en exploitant le coté insulaire de la Guadeloupe et leurs habitants. Que ces dites sommes servent à développer l'économie, a payer décemment les salariés pour qu'enfin l'économie de la Guadeloupe ne repose pas uniquement sur le tourisme. Que les abus soient réprimandés : fin du monopole de certaines familles qui empêchent la concurrence, veille des prix, contrôles serré des sommes envoyés par l'Etat et l'Europe, etc... L'Etat aurait tout à gagner à développer des partenariats avec les autres iles des Caraïbes (Puerto Rico, St Domingue, Trinidad) avec les autres continents, la Guadeloupe est à 4 heures de l'Amérique du Sud et à 2 h des USA.
Nous sommes des français à part entière alors de grâce cessez de nous comparer aux habitants des pays voisins (Haïti, Cuba, République Dominicaine, etc?) !!! Aucun métropolitain n'aimerait qu'on lui balance à la figure qu'il doit être heureux et la fermer parce qu'il gagne plus et vit mieux qu'un Roumain ou qu'un Polonais. Nous ne sommes pas cubain ni haïtien mais français comme vous et même depuis plus longtemps que certains d'entre vous !!!

En espérant que certains comprendront un peu mieux leurs compatriotes des Antilles et leur apporteront leur soutien dans cette lutte.

Cordialement

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23 février 2009 1 23 /02 /février /2009 19:02



La situation dans le Pays Guadeloupe est quasi insurrectionnelle depuis hier 16 Février 2009. Nous nous trouvons en face de patrons arrogants et sures de leur force car ils ont toujours été le support du pouvoir colonial Français. Ce patronat dont la caste 'Békés' tire les ficelles tente de faire croire à la population qu'elle ne peut pas répondre à la demande juste et légitime des travailleurs de Guadeloupe de 200 euros net par mois. Le conflit est né d'une demande de baisse du carburant dont la fourniture vient de la « SARA » détenue à 50% par la multinationale TOTAL.

 

Hier le préfet a détaché un escadron de 80 gendarmes pour permettre à un magasin Carrefour d'ouvrir sous protection. Ce magasin fait partie du Groupe GBH (Groupe Bernard Hayot) (vu dans le document de Cana+) le 30 janvier dernier. Ce groupe fondé en 1960 est présent dans la grande distribution, la distribution automobile, industrielle (agro alimentaire, matériaux de construction) et dans l'importation de produits de marque. Rien qu'en Guadeloupe il détient plus de 25 enseignes, soit plus de 40% de l'économie de l'île. Il est par conséquent en situation de quasi monopole. Dans ce conflit, l'état et le patronat sont coresponsables de la situation et dans un premier ont misé sur le pourrissement de la grève et maintenant responsables de la répression, tout ceci pour décourager le peuple.

 

La nuit dernière, le pays était en feu dans plusieurs quartiers et communes de la Guadeloupe. Des brutalités ont été commises par les forces de l'ordre pour rétablir la liberté de circuler alors que la nuit la circulation est quasi nulle. Comment interpréter ces brutalités si ce n'est pour intimider le peuple de Guadeloupe et l'empêcher de se mobiliser, peine perdue puisque la mobilisation continue de s'amplifier.

 

Un message à mes compatriotes de Stains : J'ai la chance de vivre actuellement un moment intense de début de libération de mon pays pour que, dans un cadre autonome ou un autre, le pouvoir politique soit détenu sur le sol de Guadeloupe par des Guadeloupéens. J'attends de vous que des messages puissent être adressés à vos parents pour les conforter dans leur détermination à mener au bout ce combat pour la dignité du peuple de Guadeloupe. Je vous assure que cette mobilisation se réalise calmement et dignement.

Kimbé raid pa moli

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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 20:14


Quelle belle manif, une superbe ambiance et le cortège des Stanois était remarquable.
A quand la prochaine manif ! car la lutte doit continuer, le gouvernement et Sarkozy n'ont pas l'air d'avoir compris le message.
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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 12:44

RETOUR DE GAZA

 

Compte-rendu sommaire de mon séjour à Gaza les 22 et 23 janvier 2009

 

 

 

         J'ai pu, grâce à une association franco-palestinienne avec laquelle je coopère de longue date (l'association des Villes jumelées avec des camps de réfugiés palestiniens), et grâce à diverses interventions diplomatiques, entrer dans Gaza, le jeudi 22 janvier dernier, après une attente de 24 heures à Rafah (frontière égyptienne).

 

         Les interlocuteurs habituels de cette association -sans lien avec les autorités actuelles de la bande de Gaza- nous ont accompagnés à travers tout le territoire.  Hormis des journalistes et des acteurs humanitaires, nous avons ainsi été parmi les tous premiers  à découvrir "de visu" les horreurs de la guerre, du sud jusqu'au nord.  Nous avons pu être au contact direct de la population, sur le terrain et chez les habitants, logeant dans des familles, partageant des collations avec des Palestiniens des camps de réfugiés les plus touchés, discutant de longues heures durant, dans l'obscurité d'une nuit sans électricité, avec des victimes qui ressentaient manifestement le besoin de se libérer en témoignant.

 

         Nos principales étapes furent Rafah, Khan Younès, la ville de Gaza, Zeitoun, Jabalyia, Al Attatra.  C'est au nord et à l'est de Gaza - ville que l'on découvre les pires dévastations et que l'on recueille les témoignages les plus accablants pour l'armée israélienne.  En y allant, on comprend pourquoi les journalistes avaient été tenus à l'écart de l'offensive militaire!

 

         Mais les traces de la terreur infligée pendant 22 jours et nuits à la population de Gaza sont visibles dès la première localité au sud du territoire: Rafah, une agglomération de 180 000 habitants dont 85% sont des familles de réfugiés.  Nul besoin de guide.  Les gens vous hèlent.  Ils ont besoin de montrer au monde les destructions subies, de raconter le calvaire enduré, d'exprimer - au demeurant avec beaucoup de retenue et de dignité - les souffrances durables.  Une nuée d'enfants vous suit où que vous alliez.  "What is your name?  How are you?" lancent-ils en riant.  Ils s'amusent, demandent qu'on les prenne en photo, mais quand on les interroge sur la guerre, un petit gamin lâche: "on tremblait!"

 

         Au centre de Rafah, la foule est dense autour d'un petit marché - on nous dit que les produits qui y sont vendus à des prix prohibitifs ont été introduits en contrebande par les fameux tunnels...  C'est la rançon du blocus.  Autour de nous, des maisons en ruines, des toits arrachés, des familles entières assises dans leur ancienne maison éventrée.  Ils nous racontent: une seule frappe de F16 a suffi pour provoquer toutes ces destructions - en tout 80 impacts!  C'était la nuit du 31 décembre...

 

         On nous a dit, sans qu'il nous ait été possible de vérifier l'information, que la femme pilote de ce bombardier venait d'être condamnée en Israël à deux ans de prison pour avoir refusé de "finir le travail" par un second passage.  Un viel habitant nous fait visiter sa "maison" - un taudis à ciel ouvert depuis le bombardement.  "Il n'y a jamais eu d'arme ici, Monsieur!" répète-t-il.  "L'avion n'avait pas de cible.  Il nous a tous bombardés!".  Malgré tout, le quartier grouille de monde.  Chacun vaque à ses occupations quotidiennes.  L'essence étant devenue inaccessible pour le plus grand nombre, la carriole tirée par un âne remplace souvent la camionnette.  On se débrouille comme on peut.  La vie est plus forte que les F16.

 

         Une discussion s'engage avec le leader du camp de réfugiés de Rafah.  C'est un homme mesuré et courageux.  Il a déjà passé cinq ans de sa vie dans les prisons israéliennes et une autre période en résidence surveillée.  Membre du Fatah, il connait de nouvelles difficultés depuis la prise de pouvoir du Hamas.  Mais aujourd'hui, il ne veut parler que de la guerre "qui frappe l'ensemble du peuple de Gaza".  Et pour lui, "Gaza, c'est l'âme de la cause palestinienne.  Le revendication nationale est partie d'ici."

 

         Près de Khan Younès, nouvelle illustration de la punition collective indistinctement infligée à la population.  Ici, un vignoble entièrement ravagé.  Là, une ... station d'épuration d'eau, servant tout le secteur, écrasée sous les obus des chars.  Autour, toutes les maisons sont détruites, sauf un immeuble dont il ne reste que la carcasse.  Nous y découvrons sur un mur un croquis sommaire des cibles voisines - dont la station d'épuration - annoté en hébreu...  Sur place, toutes les personnes insistent: "il n'y a pas de combattants parmi nous.  Pourquoi ils détruisent tout?  Pourquoi ils tuent nos enfants?"  L'exaspération est à son comble.  En ville, nous nous arrêtons près d'une mosquée bondée: la prière du vendredi s'y est transformée en meeting politique contre ...Mahmoud Abbas et "tous les baratineurs. La foi et la persévérance sont notre force - y entend-t-on.  Avec l'aide de Dieu, nous irons jusqu'à la victoire."  A méditer par les partisans de la guerre pour "en finir avec le Hamas"...

 

         Nous arrivons dans la ville de Gaza.  Arrêt à l'une des écoles de l'UNRWA, l'agence de l'ONU pour l'aide aux réfugiés palestiniens: gravement endomagée par les bombes.  Des voisins nous montrent sur leur portable les images insoutenables du déluge de feu qui s'est abattu sur la ville!  Autre cible "militaire": le siège ...du Croissant rouge palestinien attenant à l'hôpital Qods!  Il n'en reste, là encore, qu'une carcasse calcinée: les bombes au phosphore ont fait leur œuvre.  Un peu plus loin, un énorme stock de médicaments a été détruit par les bombes.  Bombardé aussi l'immeuble du service d'Etat civil.  Ailleurs, c'est une fabrique de limonade qui a été détruite: on en retirera 27 cadavres.  Là, c'est un jardin d'enfants: détruit.  Puis le parc Barcelona - construit par l'Espagne: détruit.  Près de là, un immeuble de 11 étages: détruit.  Un peu plus loin, ... un cimetière: détruit!

 

         Nous croyions avoir atteint les limites de l'horreur.  C'était sans compter avec ce qui nous attendait à Zeitoun, à l'Est de la ville de Gaza.  Devant nous, à perte de vue, un immense champ de ruines.  Tout y est dévasté: maisons, fermes, usines.  Il ne reste rien.  L'odeur y est, plus de deux semaines après le drame, insoutenable.  Les témoignages recueillis sur place nous glacent d'effroi.  La presse, entretemps, en a relaté la substance.  C'est là que la famille Samouni a perdu 33 de ses membres, dans un immeuble où les soldats israéliens, abondamment présents sur place, les avaient parqués depuis plus d'une journée sans nourriture et sans eau!  Avant de les écraser sous les obus!  Les récits des survivants vous laissent sans voix.  Il s'agit de toute évidence d'un massacre délibéré de populations civiles.  Avec, de surcroit, des actes d'une infinie cruauté.  Les faits remontent au 5 janvier. 

 

Deux jours après, c'est à l'est de Jabalyia, à, Ezbet Abed Rabbo, qu'a été perpétré, selon les dires de témoins, un autre épouvantable crime de guerre.  Entre 13 heures et 14 heures, nous précise Khaled, trois chars ont approché de sa maison.  Un haut-parleur leur intime l'ordre de sortir.  Toute la famille s'exécute en arborant un chiffon blanc.  Devant eux, deux jeunes tankistes mangent nonchalamment des barres de chocolat et des chips, sans leur adresser la parole.  Soudain, un troisième soldat sort du char, tire, tuant deux petites filles de la famille et blessant la troisième.  Pendant plus de deux heures, ils leur ont interdit de bouger avant de lancer au père des deux fillettes: "tu peux partir"!

 

Après un silence, Khaled poursuit: un voisin tente d'aider les survivants en approchant son ambulance.  Les soldats lui font quitter le véhicule avant d'écraser l'ambulance avec un char. (Chacun peut, en effet, voir ce qu'il en reste.)  Un peu plus loin, un autre voisin leur vient en aide, avec sa carriole tirée par un âne.  L'homme et l'animal sont, à leur tour, abattus, affirme Khaled en nous donnant le nom de cette personne.

 

Ces allégations sont tellement graves qu'elles demandent naturellement à être vérifiées.  La vision d'horreur à perte de vue accrédite en tout cas l'hypothèse d'un acharnement d'une violence et d'une cruauté à peine imaginables de la part de l'armée israélienne.

 

Nous arrivons à Jabalyia, grand centre urbain au nord.  Le seul camp de réfugiés y compte plus de 100 000 habitants.  C'est là qu'une (autre) école des Nations Unies a été bombardée: on retirera 47 corps des décombres.  Le père de l'une des victimes, 24 ans, répète, désespéré: "on nous avait conduits ici pour être en sécurité.  Nous n'avons plus d'endroit où nous mettre à l'abri."  C'est la répétition de ces bombardements prenant pour cible des sièges des Nations Unies qui a conduit le Secrétaire général de l'ONU à se rendre sur place, peu de temps avant notre arrivée, et à y tenir des propos légitimement durs.

Autre quartier, autre champ de ruines, nouveau témoignage accablant: "ils sont rentrés chez nous", raconte d'une voix lasse et monocorde un vieux monsieur assis  devant sa maison intacte.  Il nous relate le drame vécu par sa famille: "ils les ont plaqués contre le mur, les hommes d'un côté, les femmes de l'autre.  Ils ont emmené mon fils de 42 ans au premier étage et ont tiré.  Puis, en redescendant, ils ont dit à mon autre fils: "ton frère est mort.  Tu peux appeler des secours."  Mais quand il est sorti en levant les bras, ils lui ont coupé les doigts d'une rafale.  Puis ils sont restés, empêchant l'ambulance d'approcher.  Ils ont tiré aussi sur une voiture de l'UNRWA (ONU) venu pour aider ma famille, car mon fils y était employé depuis 20 ans.  Un député arabe de la Knesset a pu être joint.  Il a contacté Ehud Barak, le ministre de la défense, pour qu'il intervienne.  Celui-ci a refusé, soulignant que "là où l'armée est présente, c'est elle qui décide".  Quand ma famille a enfin pu voir mon fils, on s'est rendu compte qu'il n'était pas mort sur le coup.  Ils l'ont laissé agoniser et perdre son sang!  Il laisse huit orphelins.  Cinq d'entre eux étaient présents quand ils ont tiré."   Le vieil homme, prostré, s'est arrêté de parler.

 

Les témoignages sont également bouleversants dans un gymnase, une bibliothèque et une salle des fêtes du camp de réfugiés de la ville, transformés en centre d'hébergement pour 575 sinistrés du quartier, dont la plupart sont des femmes et des enfants.  Les locaux sont bien entretenus mais la promiscuité y est insupportable.  "Nous avons tout perdu" revient comme un leitmotiv.  Une dame remercie une ONG d'avoir livré deux lits de camp.  Une autre réclame "une vraie solution: pouvoir vivre en famille et que les enfants puissent aller à l'école."  Quand nous nous retirons, une voix nous lance: "Ne nous oubliez pas!  On compte sur vous!  Dites-leur!"  Nous ne les avons pas oubliés.

 

Le soir, nous nous retrouvons dans la cour d'un immeuble du camp de réfugiés.  Les voisins affluent.  Surtout des jeunes.  Nous sommes vite une quarantaine, assis autour d'une simple lampe-torche.  Pas d'électricité ni de gaz.  On répare.  Quelqu'un est allé chercher le gynécologue dont les cris de douleur en direct à la télévision israélienne ont fait le tour du monde.  C'est un voisin.  Il était ce matin sur la tombe de ses deux petites filles tuées par une bombe alors qu'il répondait par téléphone à un journaliste israélien.  Nous ne le verrons pas ce soir.  Il est à Tel Aviv où il a repris son travail au grand hôpital...

 

On nous sert thé et café, puis la parole se libère...  Vous imaginez.  Vers minuit, une heure, nous prenons congé, en promettant de révéler ce que nous avons vu et entendu et d'agir en conséquence: pour l'aide d'urgence,  la levée du blocus et l'ouverture des accès à Gaza; pour l'envoi d'une force internationale de protection des populations; pour la mise sur pied d'une commission d'enquête internationale afin que toute la vérité soit établie et tous les responsables punis; pour une politique beaucoup plus offensive de l'Union européenne en faveur d'une paix juste et durable au Proche Orient .

 

Cela suppose avant tout plus de courage et d'indépendance politique, pour ne pas laisser passer des opportunités historiques comme l'Initiative de paix arabe de 2002 et 2005 - qui permettait la normalisation des relations de tout le monde arabe avec Israël en contrepartie du retour aux frontières de 1967!  - ou le  gouvernement d'unité nationale palestinien de 2007 constitué sur les mêmes bases entre Mahmoud Abbas et le Hamas.  Cela suppose plus généralement une relation avec Israël reposant, non plus sur la complaisance et l'impunité, mais sur le strict respect du droit international et des résolutions pertinentes des Nations Unies. 

 

Vérité, justice, paix...  Après tout, nous ne demandons qu'à voir traduites en actes les "valeurs européennes"...

 

 

 

Bruxelles, le 27 janvier 2009

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Published by azzédine - dans SOLIDARITE PALESTINE
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30 janvier 2009 5 30 /01 /janvier /2009 10:45

La crise actuelle fait des ravages au sein de la population de notre département. Les difficultés subies par les familles, les jeunes, les retraités et les salariés ont des conséquences terribles pour le pouvoir d'achat et dans la vie de tous les jours.

Cette crise démontre la faillite d'un système fondé sur l'argent et les profits. Face à cela le Président de la République et le gouvernement entendent bien poursuivre leurs réformes ultralibérales : casses des services publics, absence de contrôle sur les licenciements, paupérisation des classes moyennes et populaires, diminutions des moyens pour les collectivités, remise en cause du droit de grève, main basse sur la Justice et l'audiovisuel...

En prétextant que les efforts d'économies sont nécessaires, les services publics sont la cible des restrictions budgétaires sans précédents. Alors que dans le même temps les actionnaires touchent des montants de leurs rémunérations astronomiques.

Dans ce contexte les inégalités sociales s'accroissent dans notre département en en France et mettent la pression sur les salaires, les licenciements, les emplois précaires, les diminutions des retraites, les logements inaccessibles, l'accès restreints aux soins, l'échec scolaire, les loisirs inexistants....

Ce ne sont que quelques exemples qui illustrent bien la gravité de la situation politique et sociale que nous sommes en train de subir.

Nous, conseillers généraux du groupe « Communiste et citoyens pour une alternative à gauche », nous disons que d'autres choix sont possibles :


Des choix qui placent l'Humain au centre des enjeux de la société et des politiques publiques.

Des choix qui protègent la liberté et qui renforce la démocratie des citoyens.

Des choix qui privilégient l'éducation, la santé, le logement social, l'emploi...

Des choix qui renforcent les services publics et les moyens des collectivités locales et territoriales.

Des choix qui s'attaquent aux spéculateurs et soutient les plus faibles.

D'autres choix sont possibles à la condition de renverser les priorités politiques.


Groupe « Communiste et citoyen pour une alternative à gauche »
Conseil général de la Seine Saint Denis / 3, esplanade J.MOULIN 93000 Bobigny
Rendez-vous sur notre blog http//:communistescitoyenscg93.net

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Published by azzédine - dans CONSEIL GENERAL
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24 septembre 2007 1 24 /09 /septembre /2007 15:15



Prochaine réunion
du CLIC* le :
 
                        Mardi 25 septembre 2007 à 19 heures
                           Salle des mariages en Mairie
 
*Conseil local d’initiative citoyenne?
Suite aux divers rencontres de canton que j’ai organisé tout au long de mon mandat, de nombreux citoyens m’ont fait part de leur souhait de s’impliquer dans une démarche de réflexion et d’action collective. Grâce à ces échanges, lors du dernier conseil de canton, j’ai proposé la mise en place du Conseil Local d’Initiative Citoyenne (CLIC).
Le 24 avril dernier, une première réunion de travail a eu lieu avec la présence d’une trentaine de citoyens. A cette occasion, ont été abordé les thèmes tels que la culture, le développement durable, le développement économique, l’éducation, l’environnement, la jeunesse, la petite enfance, la solidarité avec les aînés, le sport, le vivre ensemble…
Cet échange a été très riche. Aussi je souhaite faire de cet espace, un lieu citoyen, de réflexion, d’échange et d’actions dans tous les domaines. Comme tu le sais, dans mon engagement quotidien, j’attache beaucoup d’importance au lien direct avec l’ensemble des citoyens et ce avec la forte volonté de construire ensemble une véritable dynamique collective pour transformer la société.
 
 
Pour rejoindre le comité local d’initiative citoyenne (CLIC) contacts : Rochdi Haoues : 0149718318.
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3 septembre 2007 1 03 /09 /septembre /2007 00:12

 

Actualité : 50% de la carte Imagine Rpratique : Un ordinateur en 6e pratique : Une nouvelle aide pour les jeunes

 




Rentrée 2007 : Priorité Jeunesse

 

Le détail des nouvelles mesures en faveur des jeunes et des familles Stanoises :

 

Avec l’ensemble de la majorité départementale, j’ai voté un budget qui donne la priorité à la jeunesse, sans aucune augmentation des taux d’imposition. Prendre en compte les aspirations des jeunes Stanois et répondre à leurs besoins les plus urgents sont pour moi une de mes priorités. Après la mise en place du quotient familial pour la cantine scolaire et le renouvellement des mesures pour la gratuité scolaire*, voici le détail des nouvelles mesures :

 

 

La carte Imagine R financée à 50% :

 

Pour aller au collège, au lycée, au cinéma, au théâtre, au stade …pour apprendre et développer leur personnalité, les jeunes doivent pouvoir se déplacer facilement. L’argent ne doit pas être un frein, Le Conseil général financera 50% de la carte pour tous les collégiens, lycéens et étudiants domiciliés en Seine-Saint-Denis. Pour les élèves boursiers, cette aide complétera celle déjà versée par le Département (25% sur le montant de la carte). A Stains cette mesure concerne près de 3000 collégiens, lycéens et étudiants.

 

 

L’engagement multimédia : les élèves de 6 eme recevront un « coupon informatique ».

 

Dès cette rentrée, avec mes collègues de la majorité du Conseil général, j’ai décidé de lutter contre la fracture numérique en favorisant l’équipement des familles. Les familles toucheront de 150 à 450 euros en fonction de leurs revenus. Tous les élèves des 3 collèges publics (Joliot-Curie, Thorez et Neruda) ainsi que les élèves du collège privé Sainte Marie seront concerné par cette mesure, soit près de 500 collégiens. Concrètement, les familles bénéficieront d’un bon d’achat d’un ordinateur fixe avec un graveur et d’une clé USB. Cette mesure représente un investissement de 4,5 millions d’euros entièrement financé par le Conseil Général, soit près de 110 000 euros pour Stains.  Pour compléter ce dispositif, dans les collèges de la ville, l’équipement informatique sera renforcé (5 ordinateurs supplémentaires pour chaque collège ainsi que le renforcement du câblage des établissements). Des  mesures au service de la réussite scolaire, pour aider notamment les collégiens à réussir le B2I (brevet informatique et Internet).

 

Aide au permis de conduire pour accéder à l’emploi et la formation :

Le permis de conduire est un outil d’insertion sociale et professionnelle. Le Conseil général aidera au financement du permis de conduire pour les jeunes engagés dans un parcours d’insertion ou d’accès à un emploi. Aider les jeunes dans leur apprentissage de la conduite, c’est aussi agir pour la sécurité routière et contre les conduites à risques. S’ajoutent à ces mesures celles déjà votées l’an dernier, à savoir les aides en faveur du logement des jeunes. Des mesures concrètes pour aider l’insertion sociale et professionnelle des jeunes.

*Le département s’engage concrètement en faveur de la gratuité scolaire : Dotation en calculatrice pour l’ensemble des élèves de 6 ème, dotation pour l’acquisition de cahiers de travaux dirigés et de livres pour tous les élèves, dotation pour l’acquisition de fournitures pour les élèves de SEGPA, dotation complémentaire de 4 euros par élèves pour des projets éducatifs, dotation de 3,40 euros par élève liée à l’utilisation pédagogique d’internet.

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16 février 2007 5 16 /02 /février /2007 00:17
 


Monsieur le président,
Cher-e-s collègues,
 
Je voudrais me féliciter de cette mesure importante, je ne vais pas revenir sur le fait qu’elle va sûrement limiter l’usage de la voiture, améliorer les conditions de déplacement des agents présentent de nombreux avantages, en premier lieu pour la protection de notre environnement.
 
A l’heure où ces questions prennent une place importante dans les consciences citoyennes, où le dérèglement climatique soulève de grandes inquiétudes, nous pensons qu’il est du devoir du premier employeur de Seine Saint-Denis de favoriser l’utilisation des transports en commun auprès de son personnel.
 
Participer à la préservation de notre planète est un enjeu majeur pour notre département. Si je prends l’exemple de l’initiative de la Biennale de l’Environnement, elle a fait la preuve q’un réel engagement en ce sens était important. Cette manifestation a été aussi un véritable espace de rapprochement entres ces enjeux et les citoyens, les élus, les associations, les professionnels, mais aussi la concrétisation dans le quotidien d’actions citoyennes et éducatives en faveur de l’environnement, en particulier en direction des collégiens, ce qui me semble important.
 
Nous en avons conscience, la notion de développement durable reste intimement liée à celles du progrès social et du « travailler mieux ».
 
Alors que l’économie de notre pays connaît un véritable essor, on constate depuis 5 ans un véritable gel des salaires dans le privé comme dans le public. Comme vous le savez, les fonctionnaires sont actuellement mobilisés sur cette question, un mouvement de grève est d’ailleurs lancé pour jeudi.
Les augmentations consenties par l’Etat sur l’année 2006 sont notoirement insuffisantes au vu de l’inflation constatée, de l’explosion des prix à la consommation. Chaque dépense obligatoire liée au quotidien pèse un peu plus lourd sur le budget des foyers. C’est pourquoi, dans une optique d’amélioration des conditions de vie et de travail, nous souhaitons, par cette prise en charge de 60 à 70% de l’abonnement Carte Intégrale, compenser, à notre mesure, les parti-pris politiques et sociaux des dirigeants de notre pays, qui n’envisagent pas le travail autrement qu’en termes de compétition et de pression sur le personnel.
 
Le « travailler plus » est devenu le seul leitmotiv mais qu’en est-il du « travailler mieux » ? En lien direct avec cette question et de façon concrète, le Conseil Général prend également en considération, dans le cadre de sa proposition, l’aspect géographiquement éclaté de ses sites et la nécessité d’une mobilité avantageuse des agents sur le territoire.
 
Au-delà, notre département tient à défendre avec force le service public des transports, à le valoriser et à le fortifier. Déjà pourvu d'un des réseaux de transport les plus denses de France, la Seine-Saint-Denis travaille à un renforcement de son maillage.
Des batailles sont menées pour le prolongement des lignes de métro 11 et 12, l’extension de la ligne T1, le dédoublement et le prolongement de la ligne 13 jusqu’à Stains avec l’interconnexion de future Tangentielle Nord, d’une nouvelle ligne de tramway reliant Saint-Denis, Epinay-sur-Seine et Villetaneuse.
Tous ces projets sont portés par les collectivités publiques de la Seine Saint-Denis dans le cadre du futur Contrat de Projets Etat Région dans lequel l’Etat a de nouveau fait preuve de sa volonté de se désengager. On ne peut que difficilement comprendre comment notre gouvernement peut sembler à la fois si concerné par les problématiques environnementales et, dans le même temps, reculer si ouvertement sur des projets de transports collectifs cruciaux. C’est surtout le cas de notre territoire, c’est peut-être moins le cas dans le département voisin des Hauts de Seine, puis à paris Centre, sauf à considérer que la Taxe Intérieure de consommation sur les Produits Pétroliers représente une manne financière considérable pour l’Etat.
Ce manque de soutien dans le développement des réseaux de transports en commun vient pénaliser une fois de plus les plus modestes, voire les classes moyennes de notre pays.
 
C’est pourquoi notre collectivité fait le choix de soutenir ses agents dans leur usage des transports publics et de continuer à mener les efforts nécessaires à l’amélioration de la qualité de ce service. Conscient de sa mission de service public et de sa responsabilité d’employeur vis-à-vis de son territoire, le Conseil Général émet le souhait que toute entreprise du département prenne également la mesure de ces enjeux.
 
Certes, il est regrettable de ne pas avoir pu mettre en place un système permettant l’égalité de traitement pour tous les agents départementaux. Néanmoins, les barèmes présentés dans le rapport répondent au souci du Conseil Général d’accorder à chacun le pourcentage de prise en charge le mieux adapté à son indice.
 
Malgré un contexte budgétaire délicat, notre collectivité tient aux engagements qu’elle s’est fixés : à savoir lutter pour un mieux-vivre en Seine Saint-Denis, pour les gens qui y vivent, comme pour ceux qui y travaillent. Continuer à faire de notre département une terre de progrès et de solidarités, ce qui, pour nous, reste tout à fait indissociable.
 
 
Merci.
 
 
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