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  • : Azzédine TAIBI
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  • : Bienvenue sur mon blog. Il vous rendra compte de mon action et de mon engagement en tant qu'élu à la Mairie de Stains et au Conseil général de la Seine-Saint-Denis. Il vous informera de mes prises de position et des combats politiques que je mène au quotidien avec et pour les citoyens. Ce blog est aussi l'occasion de recueillir vos remarques et vos propositions pour construire une alternative politique. Alors sans plus tarder, bonne visite et à très bientôt !
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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 22:21

indexTandis que le sentiment d’appartenir à une classe sociale se maintient à un niveau identique à celui des années 1980, une large majorité de Français estime que la lutte des classes n’est pas un mythe, selon l’étude de l’Ifop que nous publions.

La lutte des classes existe, c’est l’opinion de 64% des Français, selon l’enquête de l’Ifop réalisée du 20décembre au 4janvier pour l’Humanité. Malgré les apparences et le discours dominant, ce sentiment a pris de l’ampleur depuis les années 1960 : en 1964, seuls 40% des Français interrogés jugeaient qu’elle était une réalité, et 44% en 1967. À l’inverse, le sentiment d’appartenir à une classe sociale se tasse légèrement : ils étaient respectivement 61% puis 59% à l’éprouver en1964 et1967, contre 56%, en 1987 comme en 2013.


Un rapport conflictuel entre riches et pauvres

N’en déplaise à Warren Buffett – le milliardaire américain qui affirmait il y a quelques années l’existence de cette lutte que sa propre classe était, selon lui, en train de gagner – c’est parmi les catégories populaires (employés et ouvriers) que la perception de ce conflit comme une réalité est la plus partagée (67% contre 59% pour les catégories socioprofessionnelles supérieures). Même si celle-ci progresse particulièrement chez les cadres supérieurs et les professions libérales (de 30% en 1967 à 60% aujourd’hui), elle est d’autant plus notable chez les inactifs (62%, +2), les ouvriers (63%, +16), les employés et professions intermédiaires (68%, +15). En revanche, le rapport est inversé sur le sentiment d’appartenance à une classe sociale (57% pour les CSP+, 53 % pour les CSP-). Ceux qui font le constat de son existence ne s’en sentent pas pour autant forcément acteurs, semble-t-il.

La perception d’un rapport conflictuel entre riches et pauvres, dominants et dominés, qui a donné lieu à de multiples tentatives pour essayer de la passer à la trappe au profit d’autres divisions – à l’instar de Nicolas Sarkozy, qui durant son quinquennat n’a eu de cesse d’opposer travailleurs et «assistés», Français et immigrés… –, va de pair avec la croissance des inégalités des dernières années : près de 9millions de pauvres, alors que les grands patrons alignent les records de profits avec 37,4milliards d’euros de dividendes versés en 2012 pour le seul CAC 40. L’Observatoire des inégalités note d’ailleurs que le revenu annuel moyen des 10% les plus riches a progressé de 8 950euros entre 2000 et 2010, tandis que celui des 10% les plus pauvres n’a augmenté que de 400euros. La crise, les cadeaux au système financier et aux plus riches qui ont suivi coïncident également. L’idée du 1% des plus riches dévalisant les 99% restant brandie dans les mouvements récents contre l’austérité en témoigne. C’est d’ailleurs chez les 25-34 ans, entrés dans la vie active après la chute du mur de Berlin et qui ont irrigué ces mouvements, que ce constat est le mieux partagé avec 70% de réponses affirmatives, (+ 27 par rapport à la même tranche d’âge en 1967, à la veille du mouvement de Mai1968). Cette catégorie d’âge est d’ailleurs la seule chez qui progresse également le sentiment d’appartenance à une classe sociale, 60% se situant dans l’une d’elles (+ 6), contre 52% chez les 18-24 ans (- 4, rapporté aux 20-24 ans interrogés à l’époque), 55% pour les 50 à 64 ans (- 4) et pour les 35 à 49 ans (- 7), 59% (- 2) chez les 65 ans et plus.

Côté appartenance politique, 72% des sympathisants de gauche se disent convaincus de l’actualité de la lutte des classes, contre 59% pour ceux de droite (72% au FN, 55% à l’UMP et 40% à l’UDI). Alors que le gouvernement tente de concilier patronat et salariés à travers «un compromis historique», dont la négociation devrait se poursuivre demain, les électeurs de Hollande comme les sympathisants du PS estiment que la lutte des classes existe. 71% de ces derniers (soit 21% de plus en 45 ans) ne partagent pas l’avis du ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, qui a déclaré lundi soir à la télévision, face à Jean-Luc Mélenchon, n’avoir «jamais cru» à la lutte des classes. Une proportion moins grande parmi les alliés d’EELV (58% y croient), dont le secrétaire national, Pascal Durand, a déclaré hier vouloir laisser le ministre «à son porte-parolat du conservatisme traditionnel». Sans surprise en revanche, 80% des proches du Front de gauche estiment que la lutte des classes est une réalité aujourd’hui, contre 56% pour ceux du PCF en 1967, époque à laquelle en revanche les sympathisants communistes étaient plus nombreux à se sentir appartenir à une classe (68% contre 64% au Front de gauche aujourd’hui à égalité avec le PS et l’UMP).


La conscience de classe en débat 

Dans le cadre de la préparation du 36e congrès du PCF, la fédération communiste de Paris organise un débat, jeudi 24janvier, de 18 à 21heures, au Conseil national du PCF, sur le thème «Travail et politique : comment construire une nouvelle conscience de classe ?» Danièle Linhart, sociologue, directrice de recherche au CNRS, Maryse Dumas, syndicaliste, et Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, participeront aux échanges.


Julia Hamlaoui

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Published by azzédine TAIBI - dans POLITIQUE
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