Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Azzédine TAIBI
  • Azzédine TAIBI
  • : Bienvenue sur mon blog. Il vous rendra compte de mon action et de mon engagement en tant qu'élu à la Mairie de Stains et au Conseil général de la Seine-Saint-Denis. Il vous informera de mes prises de position et des combats politiques que je mène au quotidien avec et pour les citoyens. Ce blog est aussi l'occasion de recueillir vos remarques et vos propositions pour construire une alternative politique. Alors sans plus tarder, bonne visite et à très bientôt !
  • Contact

Archives

Liste D'articles

Pages

19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 15:41
Le Conseil général se dote d'un nouveau schéma de cohérence territoriale des équipements sportifs de la Seine-Saint-Denis (SCOTES) !

Monsieur le Président,

Mesdames, messieurs, chers collègues ;

En effet, malgré notre politique sportive innovante et ambitieuse aux côtés de partenaires volontaires et fortement engagés, la Seine-Saint-Denis, département avec la population la plus jeune de France, est également l’un de ceux où le nombre de licenciés est le moins important malgré sa forte densité de population. Les raisons, sont bien sûr multiples, et la question financière représente l’une d’elle. Mais l’important déficit d’équipements dans notre département représente un frein considérable à l’accès aux sports pour de nombreuses personnes, en particulier les plus fragiles, et les plus éloignées des pratiques.

Aussi, et pour toutes les raisons déjà présentées par le Président, un travail partenarial a été engagés avec les acteurs associatifs et institutionnels, en particulier le CDOS, afin d’aborder cette problématique de façon qualitative.

ce schéma a pour objectif d’apporter une vision durable et partagée du territoire par la mise en cohérence des projets de développement des pratiques sportives (projets de territoire) et des projets d’aménagement d’équipements sportifs.

Il favorisera la mutualisation et l’optimisation des moyens afin de permettre à chaque individu de pouvoir pratiquer au moins une activité sportive à proximité de chez lui parmi une offre la plus diversifiée possible.

La méthode participative visant à allier diagnostic territorial, quantitatif et qualitatif , et éléments de prospective a permis d’établir un état des lieux relatif à vingt-cinq disciplines sportives avec les comités départementaux en prenant en compte l’état des pratiques des différents publics (licenciés, scolaires et pratiquants non encadrés) ainsi que les lieux de pratiques, afin de pouvoir identifier les différents freins au développement.

Le diagnostic a été complété par la participation de trente-six communes à différentes réunions de concertation et par la fourniture de données relatives à l’occupation de leurs équipements. Plusieurs groupes thématiques de travail composés du mouvement sportif et des différentes institutions publiques ont été réunis plusieurs fois et ont permis d’alimenter cet état des lieux et de dégager des premières orientations stratégiques.

Afin d’avoir une représentation plus fine sur le sport scolaire, une enquête a été menée auprès d'un échantillon de douze collèges du département et un recueil de données sur le « savoir-nager » a été effectué avec la Direction Nationale des Services Départementaux de l’Éducation Nationale.

Enfin, des entretiens avec des experts sportifs et universitaires, la Mission Sport du Grand Paris (MSGP), et des participations à différents colloques sont venus compléter ces réflexions.

Le Département, véritable animateur de réseau, a abouti à la définition de sept grandes orientations prioritaires du SCOTES qui permettront l'élaboration de critères nouveaux redéfinissant en profondeur les modalités d'une nouvelle politique sportive départementale par la mise en cohérence de l’aménagement sportif du territoire et du développement des disciplines sportives.

2 - Les orientations

a - Renforcer la coopération entre institutions

Pour atteindre un meilleur maillage des équipements sur le territoire, la structuration des activités physiques et sportives doit être envisagée à une échelle permettant une mobilisation de moyens plus importante et une cohérence territoriale dans les actions menées.

Une coopération entre les communes et le Département, dans le cadre de la définition des projets d’aménagement, permettra d’optimiser les moyens autour d’un projet mutuel et partagé tout en tenant compte des réalités locales et des attentes des pratiquants.

Le pilotage de cette coopération devra être assuré par le Département, en concertation étroite avec le mouvement sportif, acteur essentiel de cette démarche nouvelle.

b – Contribuer à l’économie durable par le sport et les loisirs

Les projets favorisant le développement de la vie associative, la diversité des disciplines et des pratiquants constituent des priorités à la lecture des données relatives à la situation du département.

Les équipements devront permettre l’accès aux associations sportives et au public scolaire tout en répondant aux besoins des publics éloignés de la pratique sportive et à la demande des sportifs d’aujourd’hui : espaces d’accueil pour les parents accompagnant leurs enfants, espaces de convivialité, espaces permettant la pratique sportive en famille, modalités d’accès et de réservation de créneaux pour une pratique non encadrée, etc.

Enfin, les équipements devront répondre aux conditions du label Haute Qualité Environnementale, être reliés à un réseau de transports en commun et accessibles pour les piétons et les cyclistes.

c – Élaborer des programmes semi spécialisés, adaptés aux pratiques actuelles

Le département dispose de nombreux gymnases où les tracés au sol permettent la pratique d’une multitude de disciplines au détriment d’un confort de pratique (problème de lisibilité des tracés, de revêtement des sols inapproprié, d’espaces de dégagement insuffisants, de hauteur de plafond, de luminosité et éclairage inadaptés, de locaux de rangement de matériel insuffisants, etc.). Répondre aux exigences inhérentes aux pratiques sportives et de loisirs actuelles, consistera à concevoir un équipement semi-spécialisé capable d’accueillir différentes formes de pratique (sport/ loisirs/éducation /santé/ culture), pour un nombre limité de disciplines partageant les mêmes contraintes liées à l’espace (sports de filet, sports de buts, etc.).

d – Concevoir des grands équipements sportifs intégrés à leur territoire

La définition d’un grand équipement sportif est fondée traditionnellement sur la notion de spectacle sportif et de grande capacité d’accueil de spectateurs. L'approche du SCOTES en matière de grands équipements favorisera une vision élargie de ce concept, adaptée aux réalités et aux enjeux du territoire. Cette démarche mettra en lumière les équipements d'intérêt départemental nécessaires à partir des variables suivantes :

e – Optimiser l’usage des équipements sportifs sur le territoire.

Le public scolaire de la Seine-Saint-Denis accède de façon inégale aux équipements sportifs. Cette situation s’explique en partie par la pénurie d’équipements sportifs inégalement répartis sur le territoire. Le programme d’Éducation Physique et Sportive (EPS) établi par l’Éducation nationale permet une souplesse dans le choix des disciplines et chaque établissement compose en fonction de l’offre d’équipements de proximité.

Le SCOTES recommande l’ouverture aux différents acteurs extérieurs aux collèges (communes, associations etc.) des équipements sportifs au sein des établissements scolaires .

L’instauration d’une réciprocité entre collectivités sur ce principe d’ouverture pourrait permettre, à terme, que soit levé le frein que constitue l’accès payant aux équipements et réduira les frais de transport. Les coûts de fonctionnement des équipements sportifs dans les établissements scolaires seront ainsi mieux amortis par une utilisation optimisée. De même, les temps de déplacement du public scolaire vers les équipements seront réduits au bénéfice du temps pédagogique dévolu à l’EPS.

En outre, aux inégalités liées au manque d’offre d’équipements de qualité et au manque de diversité des pratiques sur le territoire, s’ajoute une réelle difficulté à obtenir un nombre de créneaux suffisants d'une durée satisfaisante.

La situation est particulièrement difficile pour la natation en vue de l’apprentissage du « savoir-nager ». En 2011-2012, seulement 60 % des enfants en fin de primaire ont réussi le test du « savoir-nager », ce qui constitue un indicateur préoccupant.

L'offre d'activités de pleine nature aux scolaires est également insuffisante au regard des exigences du programme EPS et demeure inégalement accessible (en 2011-2012, environ un quart des collèges n'est pas en mesure de respecter cette obligation).

Face à ces constats, le SCOTES préconise d'agir prioritairement sur ces deux thématiques de façon partagée avec la Direction des Services Départementaux de l’Éducation Nationale, le mouvement sportif et les collectivités gestionnaires d’équipements.

f - Développer des pratiques hors équipements sportifs et pratiques autonomes

Avec des espaces verts, des parcs et forêts, et des canaux, la Seine-Saint-Denis dispose d’un potentiel de développement de sites et itinéraires de pratique de sport de nature et de loisirs. L’aménagement de ces lieux est nécessaire pour répondre à la demande croissante des séquano-dionysiens de pratiques sportives de plein air hors du cadre associatif.

Le SCOTES préconise un développement raisonné des pratiques sportives dans les parcs prenant appui sur une collaboration étroite avec les services en charge de leur gestion, notamment ceux labellisés Natura 2000.

g – Favoriser l’émergence et la valorisation de territoires d’excellence

Les territoires d'excellence sportive se distinguent par les performances du sport de haut niveau, mais aussi par la singularité et la qualité des actions à champs multiples qui y sont menées (sport et éducation, santé, handicap, environnement, etc.). La variété de leur domaine de compétences se veut aussi représentative d'une diversité en matière de formes, de pratiques et de publics visés (scolaires, personnes en situation de handicap, personnes âgées, pratiquants libres, etc.).

3- Mises en œuvre proposées

Le Département, par la relation de proximité qu’il entretient avec l’ensemble des acteurs, constitue l'échelon territorial le plus pertinent pour apporter de la cohérence en matière d'aménagement et d'innovation sportive.

Il organisera les espaces de concertation et de consultation par l'animation du réseau départemental des acteurs du sport dont les membres veilleront à la mise en œuvre des grandes orientations définies par le SCOTES au sein des comités de suivi technique.

Il animera un observatoire départemental des pratiques et espaces de pratiques qui servira de point d'appui à tout porteur de projet d'équipement et pourra également accompagner par du conseil et de l'expertise les projets de ceux qui en feront la demande.

Dans un premier temps, les grandes orientations du SCOTES seront progressivement mises en œuvre dans les équipements sportifs départementaux (principalement les collèges). Ils seront les lieux d'expression possible des nouveaux principes directeurs de l'action départementale où l'implication grandissante et souhaitée des acteurs du sport, notamment du mouvement sportif, sera possible. Des conventions de coopération soutiendront les projets innovants et structurants en concordance avec l'intérêt départemental.

Parallèlement, la prise en compte de ces grandes orientations dans l’ensemble des politiques départementales (rénovation des collèges, développement des parcs, plan de valorisation du patrimoine départemental) offrira de nouvelles opportunités d'agir en faveur des espaces sportifs et des pratiques.

Les grands principes dégagés par le SCOTES pourront également intégrer les contrats passés avec les porteurs de projets et seront pris en compte dans la définition de schémas directeurs par territoire. Les programmations pluriannuelles de projets d’équipements seront alors établies en cohérence avec les enjeux de développement des pratiques.

La définition d'un plan départemental de construction de piscines permettant de répondre à l’enjeu de l'acquisition du savoir-nager sera proposé. Les activités physiques de pleine nature feront également l'objet de mesures particulières. De façon concertée et partagée, le Conseil général devra élaborer le Plan Départemental des Espaces, Sites et Itinéraires relatifs aux sports de nature, réponse adaptée aux enjeux éducatifs, civiques et environnementaux liés au développement de ces activités sur le territoire.

Le schéma de cohérence territoriale des équipements sportifs constitue un changement de paradigme profond dans la politique sportive départementale. Il vise à penser l'échelle d'aménagement du territoire à partir de la réalité des pratiques sportives, dans une concertation étroite avec le mouvement sportif et les communes. Il vise à compenser la faiblesse des infrastructures actuelles par une démarche qualitative, en intégrant de façon transversale l'ensemble des priorités de la politique départementale.

Sous réserve des capacités d’investissement du Département, l’intervention financière du Département pourrait reposer sur :

  • un diagnostic préalable et partagé portant sur les besoins repérés sur le territoire partenaire ;
  • la concertation systématique avec le mouvement sportif et les acteurs institutionnels ;
  • la passation de conventions de coopération en cohérence avec les projets de territoire.

Une décision ultérieure définira les nouveaux critères d’attribution des aides à l’investissement.

Partager cet article

Repost 0
Published by azzédine TAIBI
commenter cet article

commentaires